Test de Hextreme Void – Sans les mains !

Au lancement, Hextreme Void donne l’impression d’être le cousin hyperactif d’un casse-brique classique: celui qui a regardé trop de vidéos de science-fiction et a décidé que les briques rectangulaires, c’était démodé. Ici, tout tourne autour d’hexagones colorés, d’une balle qui fait sa vie sans jamais vous demander votre avis, et d’un concept qui promet que vous ne pouvez pas perdre. On se retrouve vite devant un spectacle hypnotique, comme si on assistait à un ballet de billes sous caféine, prêt à pulvériser tout ce qui bouge. La promesse est simple: avancer, optimiser, et survivre au chaos organisé… même si techniquement, vous ne risquez rien.

Psychédélique

Au niveau des graphismes, Hextreme Void joue la carte de l’épuré, probablement pour ne pas surcharger vos yeux déjà agressés par les rebonds constants. Les couleurs pétillent, les formes s’alignent proprement, et ça donne un rendu propre et net. On est loin de la débauche d’effets visuels d’un blockbuster, mais ce minimalisme fonctionne plutôt bien, comme une sorte de Tetris qui aurait découvert les filtres néon d’un réseau social. Par moments, on se surprend même à admirer le motif des briques, avant de se rappeler qu’on regarde surtout des balles faire du parkour lumineux.

Je ne touche à rien

Concernant le gameplay, il faut accepter une réalité brutale: vous ne jouez pas vraiment. Enfin si, mais pas tout le temps. La balle se déplace seule, casse des briques seule, vit sa meilleure vie seule. Votre rôle se résume à choisir quand activer un bonus ou quel buff acheter pour que la prochaine série de rebonds ressemble moins à un échec scolaire. C’est limité, très limité même, au point qu’on peut poser la manette, aller se faire un sandwich, revenir et voir que la balle a continué sa carrière sans vous. Pourtant, dans ses premières heures, le jeu arrive à capturer votre attention. Le côté progression, les niveaux qui s’enchaînent, les power-ups qui transforment doucement la partie: tout ça titille le cerveau juste assez pour rester accroché… avant que la redondance ne vienne vous rappeler que l’hypnose a un prix.

Le seul moment où on touche la manette

Pour la bande-son, on nage dans de l’électro énergique qui semble avoir été composée pour empêcher définitivement toute somnolence. Peut-être est-ce un choix volontaire: sans ça, on piquerait sûrement du nez devant la répétitivité du concept. Les beats rythmés donnent un peu de punch à l’ensemble, même si au bout d’un moment, on a l’impression d’écouter une playlist Spotify nommée “Jeu mobile énergique mais pas trop”. Ça fonctionne, mais difficile de s’en souvenir une fois la console éteinte.

Ce bordel !

Concernant la durée de vie, les cinq Voids et leurs cinquante niveaux chacun constituent une aventure longue… surtout parce qu’elle se répète beaucoup. On avance, on débloque, on recommence, on optimise, on répète. Le genre de boucle qui peut captiver les amateurs de progression linéaire, mais qui en laissera d’autres perplexes, un peu comme si on vous proposait 250 épisodes d’une série dont le pitch tient sur un post-it.

Pour conclure, Hextreme Void est un titre étrange: hypnotique, coloré, presque relaxant malgré son chaos constant. Il attire, surprend un peu, puis finit par tourner en rond. Idéal pour ceux qui aiment jouer sans vraiment jouer, ou pour accompagner une activité parallèle, comme binge-watcher une série ou méditer sur la vie. Un jeu qui amuse un moment, mais qui ne restera pas gravé dans le marbre du gaming.