Test de Hidden Cats in Christmas – Le chat du Père Noël

Les chats qui se cachent à Noël n’ont clairement pas signé pour la discrétion, et pourtant ils se planquent comme si le Grinch avait décidé de leur voler leurs croquettes. Dès les premières secondes, on débarque dans un immense décor enneigé, complètement décoloré, prêt à s’illuminer à mesure que l’on débusque plus de 900 félins, objets et personnages inspirés des traditions du monde. L’ambiance donne l’impression d’explorer une carte postale devenue vivante: un parc féérique façon marché de Noël boosté au sucre d’orge, rempli de détails absurdes à repérer. Et forcément, plus on avance, plus on réalise qu’on a accepté sans broncher de passer sa soirée à chercher des chats cachés derrière des lampadaires… bravo nous.

Je veux un bonhomme de neige

Au niveau des graphismes, le jeu a décidé de jouer la carte du charme artisanal: un style dessiné à la main bourré de petites touches rigolotes, qui se dévoile progressivement à mesure que l’on trouve des éléments. La colorisation qui avance comme une jauge de peinture magique donne une satisfaction digne d’une vidéo virale de nettoyage extrême. Et quand les niveaux bonus se mettent eux aussi à se colorier en direct, on a presque l’impression de participer à la restauration d’un vieux tableau du Louvre, sauf qu’au lieu d’un chef-d’oeuvre de la Renaissance, c’est un chat déguisé en sapin. Ce qui, quelque part, est tout aussi noble.

Même pas froid

Concernant le gameplay, difficile de faire plus simple: on clique, on zoome, on re-clique, et on savoure chaque micro-animation quand un objectif est rempli. C’est un peu comme jouer à Où est Charlie, mais sans Charlie et avec environ 800 fois plus de moustaches à retrouver. Pas de mécaniques farfelues, pas d’énigmes alambiquées: juste de la fouille, pure et détendue, idéale pour vider sa tête après une longue journée ou pour accompagner une session chill avec un chocolat chaud. Et comme les chats ont le don de se planquer dans des endroits improbables, on se surprend régulièrement à zoomer frénétiquement comme si on analysait une scène du Seigneur des Anneaux à la recherche d’un caméo.

J’ai faim

Pour la bande-son, on reste dans le cosy assumé avec des musiques douces, presque méditatives, qui rappellent les playlists YouTube de type ambiance cheminée 10 heures. Les petits effets sonores ajoutent juste ce qu’il faut de dynamisme sans casser le rythme relaxant, un équilibre aussi fragile qu’un chat marchant sur un sapin décoré. Résultat: on reste plongé dans le jeu sans jamais ressentir la lassitude sonore qui frappe certains titres du genre.

Je l’ai eu !

Concernant la durée de vie, Hidden Cats in Christmas fait le job avec brio: 8 niveaux, plus de 900 objets cachés, et assez de petites surprises pour tenir plusieurs sessions sans jamais donner l’impression de rallonger artificiellement la sauce. Le rythme est posé, sans pression, et on avance exactement comme on le souhaite: en mode détective chirurgical ou en mode j’explore et advienne ce qu’il adviendra. Les cartes à collectionner et les secrets bien planqués apportent un intérêt supplémentaire pour ceux qui aiment tout compléter, tout en gardant un esprit léger et accessible.

Nouveauté de cet opus : les scènes se colorent au fil des chats trouvés

Pour conclure, Hidden Cats in Christmas réussit parfaitement à offrir une nouvelle escapade féline pleine de charme, de simplicité et d’humour visuel, tout en conservant l’essence relaxante de la série. La seule frustration reste son arrivée tardive, qui donne l’impression d’avoir raté l’arbre de Noël et de se retrouver en février avec une envie soudaine de guirlandes. Mais franchement: quand un jeu te propose de dénicher plus de 900 matous dans un parc enchanté, difficile de lui en vouloir très longtemps.