Holdfast: Nations At War est un jeu de Anvil Game Studios bien connu des amateurs de TPS/FPS multi sur PC puisque le jeu est dispo depuis 2017. Le jeu débarque enfin sur XBOX et je suis curieux de voir ce que cela donne. Moi, d’un côté, ça me rappelle le très fun Chivalry 2 mais j’ai l’impression que la ressemblance s’arrête au genre : le multi de masse historique.
Holdfast: Nations At War nous place principalement dans l’époque des guerres napoléoniennes mais un mode existe sur la Première Guerre mondiale. Pour la faire courte, j’ai essayé ce dernier mais il manque de saveur, tout semble trop propre et les mécaniques sont finalement celles des guerres du début du XIXème siècles car il ne faudra pas espérer tanks, avions ou autres et que le système de classes et de progression est celui du mode de base.

Ainsi, Holdfast: Nations At War permet des batailles de 150vs150 ou de 80vs80 dans lesquels il va falloir prendre des positions, les défendre ou juste faire un max de kills ! Tout ça en mode TPS ou FPS selon votre préférence. Avant chaque bataille, on choisit son camp, sa classe selon ses envies et/ou les disponibilités (si d’autres ont déjà pris votre classe préférée) et si on enchaîne les batailles, on choisi le prochain champ de bataille. Classique mais efficace mais heureusement que j’ai passé du temps sur Chivalry car Holdfast: Nations At War ne donne pas de tuto et très peu d’indications.

Surtout que c’est un peu le bazar au début avec sa trentaine de classe et si certaines, on comprend l’idée comme l’infanterie, quid des vraies différences entre les unités. De même jouer artilleur m’amuse mais de prime abord, on ne me place pas toujours près de mes canons alors j’ai galéré pour les trouver. Plus fun, les sapeurs et autres constructeurs auront un côté amusant pour donner vie au champ de bataille avec divers objets à fabriquer ou casser. Encore plus fun, les musiciens et porte-drapeaux auront l’avantage d’être un bon moyen de vibrer et de faire vibrer ses compagnons d’arme et il faut avouer qu’il faut en avoir une sacré paire pour être joueur de tambour alors que tout le monde balance des bastos !

Mais difficile de tout bien identifier et sur le champ de bataille, c’est encore pire. Mise à part le sens où regarde les ennemis et la flèche rouge sur la minimap, ils ressemblent à nos camarades. Surtout que dans votre propre camp, plusieurs couleurs d’uniforme peuvent cohabiter. La lisibilité est donc un peu rude même si le tir ami n’est pas de la partie de base. J’aurais aimé que les camps soient plus identifiables sur le champ de bataille.
De même, je comprends bien l’idée de combat à l’ancienne avec des rangs, des ordres à suivre et tout. Sur PC, on a même des serveurs spéciaux pour la jouer roleplay. Ici, nous avons les modes de base et franchement, c’est souvent la foire à la saucisse. On dirait des gamins qui découvrent le foot et qui courent tous après la balle. Incarner un officier ou espérer combattre aux côtés de son escouade est donc souvent compliqué dans les parties que j’ai pu faire. C’est aussi pour ça que j’ai aimé l’artillerie car bien que moins glamour que les charges d’infanterie ou moins frimeur que la cavalerie, les artilleurs avec lesquels j’ai combattu avaient à coeur de jouer en équipe et de se synchroniser pour charger les canons, les déplacer, viser…

Pour la partie technique, Holdfast: Nations At War ne brille pas par ses graphismes, ce n’est pas très beau, peu détaillé et souvent taillé à la serpe ! Les musiques malgré de bonnes intentions tournent vite en rond. Le gameplay est aussi foutraque pour le corps à corps mais j’ai apprécié le ressenti avec les armes à feu. On retrouve même le fait de recharger à l’ancienne avec les petites animations qui vont bien même si elles sont assez rigides dans Holdfast: Nations At War.

Holdfast: Nations At War a plein de bonnes idées et bonnes intentions. J’apprécie le côté passionné des guerres napoléoniennes que les développeurs ont mais le résultat est assez bordélique et il faudra clairement être soi-même un gros passionné de l’époque pour s’y investir. Personnellement, dans le « genre », je préfère le côté plus clair et fun de Chivalry 2.