Test de Hollow Knight: Silksong – Pour ceux qui aiment la mort, encore et encore

Hollow Knight: Silksong nous propose d’incarner Hornet, chasseuse agile et silencieuse, capturée puis propulsée dans un royaume inconnu rongé par la soie et les mélodies. L’objectif est simple sur le papier : survivre, grimper toujours plus haut, comprendre ce monde étrange et lever le voile sur les mystères liés au passé de l’héroïne. Sur le fond, on reste dans la droite lignée d’Hollow Knight, avec une structure metroidvania exigeante, une exploration dense et une narration toujours aussi discrète mais intrigante.

Cela a l’air mignon comme ça

Manette en main, Silksong annonce très vite la couleur. Ici, pas de tutoriel qui prend par la main ni de période d’échauffement tranquille. Dès les premières heures, le jeu cogne fort, très fort. Le moindre ennemi peut vous renvoyer au dernier point de sauvegarde sans ménagement. C’est simple : Silksong est encore plus rude que son prédécesseur. Chaque combat demande concentration, timing et sang-froid, sous peine de se faire démonter en quelques secondes. Autant dire que si mourir en boucle vous donne des boutons, le voyage risque d’être court.

On veut ma mort

Le gameplay, en revanche, est irréprochable. Hornet est vive, précise, et répond au doigt et à l’œil. Les combats sont nerveux, acrobatiques et demandent une vraie maîtrise des déplacements et des attaques. On virevolte entre les ennemis, on esquive au dernier moment, on contre-attaque avec élégance. C’est exigeant, parfois épuisant, mais indéniablement grisant quand tout s’enchaîne parfaitement.

De l’action à gogo

Côté direction artistique, je reste plus réservé. C’est propre, lisible, bien animé, mais je trouve les personnages et décors assez sommaires dans leur dessin. Ça fonctionne, l’univers a une vraie identité, mais si je compare à un Ori par exemple, on est clairement un cran en dessous en termes de finesse et d’émerveillement visuel. Rien de rédhibitoire, mais ce n’est pas ce qui m’a fait décrocher la mâchoire.

Je vais souffrir

La bande-son, elle, met tout le monde d’accord. Christopher Larkin signe une nouvelle fois des compositions magnifiques, tantôt mélancoliques, tantôt oppressantes, qui accompagnent parfaitement l’exploration et les combats. Les bruitages sont efficaces et participent à l’immersion sans jamais devenir envahissants. Musicalement, Silksong est une vraie réussite.

En termes de contenu, le jeu est gargantuesque. Entre l’exploration, les quêtes annexes, les améliorations, les combats optionnels et les secrets bien planqués, la durée de vie peut facilement atteindre les 80 heures pour un 100%. Pour un simple run, tout dépendra clairement de votre niveau et surtout de votre tolérance à la difficulté. Soyons honnêtes : très peu de joueurs auront le courage ou la patience d’aller jusqu’au bout.

Un décor prémonitoire

Au final, Hollow Knight: Silksong est un très bon jeu si vous aimez les jeux de plateformes action TRES difficile. Oui, il n’est clairement pas adapté à tout le monde. Si vous détestez mourir, galérer, recommencer, alors ce jeu n’est pas pour vous. Il en faut pour tout le monde, et là, c’est pour les joueurs les plus aguerris et patients. Personnellement, je trouve le jeu trop difficile d’accès, mais je ne peux que souligner ses nombreuses qualités. Un titre admirable dans son exigence… mais qui ne fait aucun cadeau.