Test de Hula Hula Wee – Vaiana en reine du cocktail

Hula Hula Wee nous embarque sur une île tropicale où le puzzle game se la joue carte postale. Le principe est simple comme une serviette posée sur le sable chaud : on pousse des noix de coco, on fait tomber des tours d’ananas et tout explose en Piña Colada virtuelle. Sur le papier, c’est une petite escapade logique colorée, pensée pour se jouer sans prise de tête, mais avec juste ce qu’il faut de réflexion pour éviter de sombrer dans la sieste immédiate.

La Pine à la Cool à dada comme dirait Jingoro

Manette en main, le gameplay repose sur des règles très classiques. Chaque noix de coco glisse jusqu’à rencontrer un obstacle, un cratère ou un élément spécial. L’objectif est toujours le même : détruire toutes les tours d’ananas du niveau. La bonne idée, c’est l’annulation illimitée des coups, qui encourage clairement l’expérimentation sans jamais punir le joueur. On teste, on se trompe, on recommence, et on finit par trouver la bonne trajectoire.

La progression est découpée en trois zones bien distinctes. CoCo Island sert de tutoriel déguisé, Hula Beach commence a jouer avec nos nerfs grâce aux cratères qui stoppent net les noix de coco, et Fire Tower vient ajouter une couche de stratégie avec ses feux de camp capables de brûler les obstacles. Sur le fond, c’est malin, bien rythmé, et la montée en difficulté est plutôt honnête sans jamais devenir vraiment méchante.

Vite, un cocktail

Visuellement, en revanche, on sent clairement le budget serré et l’inspiration qui tourne en rond. La protagoniste, sorte de Vaiana version pixel art mal réveillée, donne l’impression d’être animée avec la souplesse d’un animatronix rouillé. Les animations sont raides, répétitives, et finissent par distraire plus qu’autre chose. Ce n’est pas injouable, mais clairement pas le genre de direction artistique qui donne envie de s’attarder dessus.

La bande-son fait le boulot sans briller. Ça sent les îles, le soleil et la carte postale, mais aussi un peu la musique d’ambiance qu’on oublie au bout de cinq minutes. Ce n’est ni catastrophique ni mémorable, juste gentiment fade, comme un cocktail trop dilué.

Tout feu, tout flamme

Le vrai souci, c’est la redondance. Malgré des idées correctes, Afil Games semble recycler une formule qu’on a déjà vue et revue chez eux. Les puzzles sont agréables, mais manquent de surprises sur la durée. Heureusement, pour les chasseurs de succès, le jeu distribue les points comme des colliers de fleurs a l’arrivée : les 2000G tombent facilement, sans forcer.

En conclusion, Hula Hula Wee est un puzzle game de chez Afil Games qui sent les vacances, et surtout l’envie de prendre l’avion pour les îles afin de faire un truc plus fun que ça : le farniente !