Test de I Hate This Place – Mal noté sur Booking

Bienvenue dans Rutherford Ranch, alias le Airbnb des cauchemars. I Hate This Place vous plonge dans un survival-horror en vue isométrique où la déco intérieure se résume à des monstres qui veulent vous découper en deux (et ils ne prennent même pas la peine de passer l’aspirateur). Entre crafting poussé, ambiance années 80 et humour noir, le jeu vous promet des nuits blanches… mais pas pour farmer des succès, plutôt pour éviter de finir en carpaccio.

Un petit côté Comics

Au niveau des graphismes, la direction artistique tape dans le style comics rétro avec un cel shading assumé. C’est coloré, gore et fun, mais ne vous attendez pas à un réalisme façon The Last of Us. Ici, quand votre personnage se fait trancher en deux, ça ressemble plus à une planche de BD qu’à une scène traumatisante. Et franchement, ça marche : on est dans le grand-guignolesque, pas dans le drame. Si vous aimez les vibes Stranger Things avec une touche de Evil Dead, vous serez servis.

Je vais plutôt me planquer sous le bureau non?

Concernant le gameplay, préparez-vous à des déplacements un peu rigides, typiques du genre. Rien de rédhibitoire, mais si vous pensiez sprinter sans vous cogner dans les murs, oubliez. On retrouve des mécaniques old-school à la Resident Evil : inventaire à gérer, soins à prévoir, et surtout un système de craft bien costaud. Entre la collecte de ressources, la fabrication d’objets et la reconstruction d’avant-postes, vous passerez plus de temps à bricoler qu’un candidat de Koh-Lanta. Ajoutez à ça un cycle jour-nuit qui change la donne : le jour, vous explorez pépouze, la nuit, c’est rave party pour monstres. Et comme ils sont aveugles mais ont l’ouïe fine, vous allez passer des heures accroupi à marcher. Fun au début, un peu pénible à la longue.

Je n’aime pas les araignées

Pour la bande-son, rien à redire : elle colle parfaitement à l’ambiance, oscillant entre tension et moments plus calmes. Elle ne révolutionne pas le genre, mais elle fait le job sans vous donner envie de couper le son (ce qui est déjà pas mal). Mention spéciale aux effets sonores qui renforcent la paranoïa quand vous entendez un bruit derrière vous… et que vous réalisez que c’est juste votre lampe torche qui grésille. Bravo, petit jumpscare gratuit.

Concernant la durée de vie, le jeu offre un contenu solide pour les amateurs de survie hardcore. Entre exploration, craft et gestion du stress nocturne, vous aurez de quoi faire. Mais attention : si vous n’aimez pas passer des heures à ramper pour éviter des monstres, la répétitivité risque de vous rattraper plus vite qu’un zombie sous stéroïdes.

Qu’est ce que c’est ??

En conclusion, I Hate This Place n’est pas le messie du survival-horror, mais il a une vraie personnalité. Son style BD gore, son humour noir et ses mécaniques de craft bien pensées en font un titre sympa pour les fans du genre. Pas parfait, parfois frustrant, mais suffisamment original pour qu’on ait envie d’y retourner… enfin, si on survit à la première nuit.