Construire un empire animalier sans lever le petit doigt, c’est le rêve vendu par Idle Zoo Park, un jeu qui vous transforme en magnat du zoo en quelques clics. Ici, pas besoin de négocier des contrats ou de gérer la logistique des croquettes pour fauves : il suffit d’améliorer des enclos, booster les revenus et enchaîner les constructions pour grimper dans l’échelle du capitalisme animalier.

Dès les premières minutes, on comprend vite le concept : faire tourner la machine à billets en augmentant son rendement à la minute. On améliore un bâtiment, on achète un enclos, les sous rentrent plus vite, donc on améliore encore, et ainsi de suite jusqu’à l’ouverture d’un nouveau zoo. On est face à un pur « idle game », un de ces jeux où la patience et la répétition sont les clés du succès. L’interaction est minimale, le gameplay se résume essentiellement à marteler le bouton A (comme on tapoterait son écran sur mobile), mais l’envie de voir les chiffres grimper fonctionne toujours aussi bien. On enchaîne les boosts de productivité, on tourne la roue de la chance toutes les cinq minutes, et on se félicite d’avoir multiplié nos revenus par dix sans trop d’efforts.

Visuellement, on est dans du fonctionnel. Le zoo tient sur un écran en vue isométrique, avec quelques visiteurs qui apparaissent et disparaissent aléatoirement, et des bus qui viennent déverser leur flot de touristes affamés de selfies animaliers. Peu d’animations, peu de détails, mais au moins, c’est lisible. Par contre, la bande-son… Disons que si vous ne mettez pas votre propre playlist en fond, vous risquez de sombrer dans une douce torpeur. La musique minimaliste tourne en boucle avec une poignée de notes, et les bruitages se font discrets, voire absents. Mieux vaut couper le son et se concentrer sur l’aspect hypnotisant du chiffre qui grossit à l’écran.

Le gameplay, pensé avant tout pour du tactile, reste jouable à la manette, mais on sent bien que ce n’est pas l’interface idéale. Tout se fait via des menus et des boutons d’amélioration, sans réelle sensation d’interaction avec le zoo lui-même. Ce n’est pas forcément un défaut, vu que le jeu repose entièrement sur son côté « idle », mais pour une expérience console, on aurait aimé un peu plus de soin dans l’ergonomie.

Vendu 9,99 euros, Idle Zoo Park semble un peu trop cher pour ce qu’il propose. À cinq euros, on aurait pu accepter cette petite dose d’addiction simpliste sans trop sourciller, mais à ce prix-là, il faut vraiment aimer le genre pour en avoir pour son argent.
Au final, c’est un petit jeu sans prétention, mais prenant si l’on se laisse happer par le plaisir coupable de « jouer plus pour gagner plus », comme on aime le faire sur nos smartphones pendant la « pause » technique.
