Test de Infinos et Infinos 2 – Les shoot’em up R-Typement classiques. 

Développeur d’Andros Dunos 2 sur Arcade et Neo Geo, Picorine Soft se lance dans un nouveau projet : Infinos. Un jeu de 2013, mais avec une esthétique de 1987. On sent l’amour porté à 2 gloires du shoot’em up : Gradius mais surtout R Type.

Défendrez-vous la Terre de l’invasion ?
Je crois qu’il faut viser dans l’œil violet

Infinos 1: Tout commence dans la galaxie, avec notre petit vaisseau en forme de joli suppositoire. Graphismes dépouillés, voire sommaire, ce qui nous rappelle tout de suite le commencement d’un Gradius. Vous récupérez un module qui comme R-Type boostera votre tir de base et permettra de parfois servir de bouclier face aux vaisseaux ennemis. On rentre dans des complexes extra-terrestres, des grottes. Ce shoot en scrolling horizontal, rappelle forcément R-Type… c’est à la limite du plagiat. Ennemis en file indienne, ennemis spéciaux relâchant les bonus… Les boss sont variés, mais une fois de plus, on remarque le gros point faible qu’il faudra viser. Pas d’alien organique ici, on est dans le mécha alien des années 80. Un shoot classique bien loin du bullet hell ou des jeux Cave des années 90 – 2000. Quand vous lancez, le jeu ne vous attendez pas à un déluge d’options, il n’y en a tout simplement pas. Start et c’est parti. Rude, à l’ancienne. Bien sûr, avec un certain score, vous pourrez gagner un vaisseau supplémentaire. À la guerre comme à la guerre. 

Ce tir est sponsorisé par les capotes Durex
Environnement industriel qui fout les boules

Infinos 2 : On prend les mêmes et on recommence ! Cette fois-ci avec un peu plus d’option comme la difficulté, le nombre de vies… 2,3 améliorations de confort très basique. Graphiquement, c’ est peu ou proue la même chose, la possibilité de déplacer son module à la façon de R-Type afin de donner des options de tirs intéressantes (vers l’arrière par exemple) mais on est plus dans le 1.5 que dans un véritable 2. On est reparti pour sauver une fois de plus la galaxie. Esthétiquement, si on vous prend un screenshot de 1 et du 2, il y a peu de chance que vous fassiez la différence. Toujours cette esthétique, ces enchainements de niveau industriel, et grottes de Lascaux. Il y a même les passages clin d’œil à Gradius où il faudra détruire les astéroïdes  qui exploseront en morceaux et de frayer en chemin entre les débris… Pas déplaisant mais du déjà vu, déjà joué. 

Il était une fois… l’espace

Parlons maintenant de l’habillage, comme je le disais précédemment, les options sont faméliques, voire inexistantes. Même si les jeux sont de 2013, ne vous attendez pas non plus au confort de l’émulation : pas de save state, pas de rewind… le jeu dans son jus. Il y a bien l’option du décorum pour cacher les bandes du 4/3 ou l’enlever ou étirer, mais cela rendra le jeu dégueulasse à vomir. Autre point, ne vous attendez pas à une explication des commandes, un remappage, que dalle, vous découvrirez sur le tas. Un peu, comme Shinzay qui découvre que sa boite mail est remplie de tests à faire et à traiter envoyé par l’immonde Riggs. 

As tes rots rides

Chaque jeu est disponible au prix de 5€, n’ espérez pas non plus un pack regroupant les 2 jeux avec une réduction… Faut que tu craches, faut que tu paies, pas possible que tu en réchappes ! Il faut savoir dans quoi, on met les pieds, des jeux arides, sans concession, avec une conception 80s, qui ne sont pas dénué d’ intérêt, qui sont un hommage aux 2 grandes gloires que sont R-Type et Gradius avec leurs nivaux piègeux… Pas sûr, que dans l’ état actuel des choses, ils trouvent leur public.