Isekai Villain était LE KEMCO du mois de juin grosso modo. Car on peut presque dire que KEMCO nous sort un RPG en pixel par mois. C’est souvent sympathique, la recette a fait ses preuves mais il faut pouvoir tenir le rythme que l’on soit éditeur ou joueur. Après, côté joueur, tout n’est pas à jouer alors voyons si Isekai Villain vaut le détour.
Les Isekai sont un grand classique de ces dernières années dans le manga : on prend une personne de chez nous et par un biais magique ou autre, elle se retrouve réincarnée ou envoyé dans un nouveau monde qui est souvent de type heroic fantasy. Eminence in the Shadow, Le Chat et la Sorcière ou encore Mushuko Tensei sont des exemples parmi la pléthore de manga sur le sujet.

Ici, vous étiez un gars normal et vous voilà débarqué dans votre lecture préférée. Si cela arrivait à Théo, il se retrouvait dans Tchoupi mais vous voilà dans un monde de dark fantasy et à moitié démon ! Mais pas de bol, vous êtes destinés à mourir. Pour échapper à cela, il va falloir devenir un vrai vilain ! Du coup, c’est marrant de voir notre gars, pas un mauvais bougre qui doit oeuvrer pour survivre et devenir un méchant. L’idée est rigolote en soi et on aura naturellement des héros pour se dresser face à vous et tout le toutim.

Sur le fond, je n’ai rien contre Isekai Villain. Mais sur la forme, j’ai eu du mal car on avait des moments un peu forcé, un peu long auquel s’ajoutait des errances assez pénibles car les indications n’étaient pas toujours hyper claires ou encore un peu alambiquées à comprendre. Rien que le début du jeu dans notre repaire avait un quelque chose de maison qui rend fou. Je parlais aux personnages, je me tapais des allers retours en pagaille pour pas grand chose sur le fond finalement. Cela casse le rythme à plus d’un endroit et c’est un peu dommage.
En effet, on a ensuite la recette KEMCO que l’on connaît. Les pixels à l’ancienne et qui ne sont pas si mal, le gameplay avec les combats au tour par tour et ici, on veut nous introduire la gestion de base vu que l’on doit être un méchant. La partie gestion de base n’est pas toujours ma partie préférée dans un jeu de ce type et Isekai Villain ne fera pas exception. Récolter des ressources, aménager trois trucs… Bref, je n’ai pas été passionné par cet aspect même si je comprends l’idée.
Dès lors, Isekai Villain n’est pas un mauvais bougre mais je trouve son rythme et certaines mécaniques de jeu assez pesantes. Ce qui est dommage car notre héros et ses « alliés » ont le potentiel pour un jeu pêchu et plein d’humour.
