Jelly & Toast, c’est l’histoire improbable de deux héros culinaires qui partent sauver leurs ingrédients magiques. Oui, parce qu’apparemment, sans ces ingrédients, leurs plats préférés sont condamnés. Le concept ? Une aventure de plateforme où l’on court, saute et balance des projectiles… ou carrément son coéquipier (parce que l’amitié, c’est aussi savoir catapulter son pote dans une marmite). Trois royaumes culinaires, des chefs ennemis, des couteaux qui volent… bref, Top Chef rencontre Dark Souls, mais sans la difficulté (et sans Philippe Etchebest qui hurle « C’est de la merde ! »).

Au niveau des graphismes, on est clairement sur du pixel art 8 bits qui sent la nostalgie… ou le low cost. Disons que Jelly & Toast ne va pas faire trembler Forza Horizon 5 côté technique. Les décors sont basiques, les animations minimalistes, et parfois on se demande si le frigo en arrière-plan n’a pas été dessiné sous Paint. Mais bon, ça reste lisible, et vu le prix, on ne s’attendait pas à un remake de Ratatouille en 4K HDR.

Concernant le gameplay, c’est simple et efficace : on évite les ennemis, on chope trois ingrédients par niveau, et on passe au suivant. Le twist sympa ? On peut lancer son coéquipier pour atteindre des zones inaccessibles. Ça donne des moments marrants, surtout quand on décide de balancer son pote dans le vide « pour voir ». En solo, ça se joue sans prise de tête, mais clairement, le fun est multiplié en coop local. Par contre, ne vous attendez pas à des énigmes qui vous feront chauffer le cerveau : ici, c’est plus « Mario sous Prozac » que « Portal ».
Pour la bande-son, imaginez la musique d’ascenseur qui tourne en boucle pendant que vous essayez de ne pas mourir écrasé par une poêle géante. Oui, c’est répétitif, mais ça colle à l’ambiance « jeu indé low cost ». Les bruitages font le job, sans plus. On aurait aimé un peu plus de folie, des sons qui donnent faim, ou au moins une musique qui ne nous donne pas envie de couper le son après 10 minutes.

Concernant la durée de vie, comptez une cinquantaine de niveaux. Ça occupe une soirée, mais pas sûr que vous en parliez encore demain à vos potes (sauf pour rigoler sur le moment où vous avez catapulté Jelly dans la marmite). Bref, c’est le genre de jeu qu’on lance entre deux parties de Fortnite, histoire de se détendre sans réfléchir.
Pour conclure, Jelly & Toast, c’est le genre de jeu qui ne fait pas rêver, mais qui peut dépanner pour une session rapide à deux. Si vous cherchez un titre culinaire fun, il existe mieux. Mais si vous aimez les pixels, les coop locales et les blagues débiles entre amis, pourquoi pas ? Sinon, retournez faire des crêpes, c’est plus immersif.