Test de KILL IT WITH FIRE! 2 – Le retour des araignées qu’on doit brûler !

KILL IT WITH FIRE! 2 reprend exactement là où le premier épisode s’était arrêté : vous êtes toujours l’Exterminateur, missionné pour éradiquer une invasion d’araignées bien décidées à coloniser le multivers. Cette fois, le terrain de jeu s’élargit franchement avec un mode campagne jouable en solo ou en coop jusqu’à 4 en ligne, sans oublier un mode PvP Humains contre araignées à 8 joueurs. Sur le papier, c’est plus grand, plus fou, plus bruyant… et clairement plus assumé.

Tout faire cramer !

Dès les premières minutes, le jeu annonce la couleur. Grâce au concept de multivers, on enchaine les environnements sans jamais rester trop longtemps au même endroit. Un coup dans un vaisseau spatial, un autre dans un Far West improbable, puis un détour par le cyberespace ou l’enfer version arachnéenne. Les portails servent d’excuse scénaristique pour varier les décors et, franchement, ça marche. Chaque monde a son petit délire visuel et ses situations absurdes, parfaites pour faire parler la poudre, le feu et tout ce qui explose.

Je vais faire une attaque

Côté gameplay, aucune révolution à signaler. KILL IT WITH FIRE! 2 est un copié collé très assumé du premier épisode. On explore des zones plutôt compactes, on remplit des objectifs pour débloquer la suite et on traque la moindre bestiole planquée sous un meuble. Le problème, c’est que ce fonctionnement rappelle de plus en plus un mode Zombies de Call of Duty, avec des espaces cloisonnés et des objectifs à enchainer. C’était déjà présent avant, mais ici j’ai trouvé le phénomène encore plus marqué, parfois au détriment du rythme.

Mais pourquoi tant d’araignées !??

Là où le jeu prend vraiment tout son sens, c’est en coop. En solo, c’est sympa, efficace et suffisamment nerveux pour passer un bon moment. Mais à plusieurs, le chaos devient jubilatoire. Les cris quand une araignée surgit, les erreurs de tir, les incendies accidentels et les explosions inutiles font clairement partie de l’expérience. Le PvP Humains contre araignées ajoute une couche de fun bien débile, surtout quand on se retrouve du côté des huit pattes à semer la panique chez les joueurs humains.

La dinde prend feu !

L’arsenal est toujours aussi généreux et complètement barré. Entre les armes classiques, les gadgets improbables et les solutions bricolées, difficile de s’ennuyer. Mention spéciale au combo bombe aérosol et briquet, toujours aussi efficace et toujours aussi drôle, même après plusieurs heures. Certaines armes relèvent du grand n’importe quoi, mais c’est précisément ce qui fait le charme du jeu. Ici, l’exagération est une qualité.

L’humour est omniprésent, bourré de références geek et de situations absurdes. Le jeu ne se prend jamais au sérieux et ça fait du bien. La bande-son est correcte sans marquer les esprits, mais elle accompagne bien l’action. Les bruitages, eux, font le travail : on reconnait immédiatement le petit bruit qui indique qu’une araignée n’est jamais très loin, et ça suffit à faire grimper la tension.

Nom de Zeus !

Visuellement, KILL IT WITH FIRE! 2 reste fidèle à son style en cel shading. Ce n’est pas une claque graphique, mais c’est propre, lisible et cohérent avec l’ambiance cartoon du jeu. Pas de fioritures inutiles, juste ce qu’il faut pour que l’action reste claire, même quand tout brûle autour de vous.

KILL IT WITH FIRE! 2 est une suite sympa et plus solide que le premier épisode. Le contenu est plus généreux, le multivers apporte une vraie variété et les modes multijoueur renforcent clairement l’intérêt du jeu. Cela dit, une fois la surprise du premier opus passée, on a parfois l’impression de tourner un peu en rond. Malgré tout, ça fait le job, surtout en coop, et l’humour omniprésent agit comme un bonus bienvenu. Une extermination efficace, même si la recette commence à être bien connue.