Test de KinnikuNeko: SUPER MUSCLE CAT – Chat alors !

Des chats et des muscles, c’est un combo qu’on n’attendait pas, et pourtant, KinnikuNeko: SUPER MUSCLE CAT nous balance ça en pleine face avec une nonchalance déconcertante. Dans ce jeu de plateforme/action en 2D, on incarne un félin pas comme les autres : un chat doté d’un corps de culturiste en slip qui distribue des mandales à des extraterrestres envahisseurs. Ajoutez à cela un casting d’amis hauts en couleur, des mini-jeux, des secrets et même une touche dédiée au miaulement… Oui, ce jeu ne fait clairement pas dans la demi-mesure.

Un héros en slip

Visuellement, c’est plutôt réussi. On est loin du pixel art générique qu’on voit partout, ici, on a droit à un style inspiré des animés japonais des années 90. C’est coloré, net, et les personnages ont ce petit grain de folie qui rend le tout amusant à regarder. Mention spéciale aux cinématiques qui poussent encore plus loin l’hommage aux dessins animés nippons. Cela dit, le design général manque peut-être un peu de personnalité : c’est propre, mais parfois trop lisse, comme si le jeu hésitait entre hommage sincère et parodie absurde. En tout cas, il faut saluer la DA colorée à mort et les folies visuelles par moment (la licorne qui pète aux couleurs de l’arc-en-ciel).

Des passages en mode chat qui court vite

La bande-son suit la même logique : dynamique, entraînante, elle accompagne bien l’action et respire la bonne humeur. On sent que le développeur a mis du cœur à l’ouvrage, et ça se ressent dans l’ambiance générale du jeu. C’est un de ces titres où tu sens l’amour du projet, et ça fait plaisir. Concernant le héros, difficile de ne pas en parler… Un chat hyper musclé en slip, c’est un concept qui marque. On aime ou on déteste, mais impossible d’être indifférent. 

Super musclé!

Là où ça se gâte un peu, c’est au niveau du gameplay. Le jeu mise tout sur l’alternance entre phases de baston et moments plus félins, où l’on grimpe et se faufile comme un vrai chat. L’idée est bonne sur le papier, mais dans les faits, les contrôles manquent de précision. On se retrouve souvent à pester contre une glissade involontaire ou un saut approximatif, ce qui nuit au plaisir de jeu. Ajoutez à cela un level design pas toujours inspiré et une courbe de difficulté qui fait des montagnes russes : un passage trivial suivi d’un pic de difficulté brutal, avant de retomber dans une phase trop simple.

Des mini-jeux pour le fun

Le système de combat ne brille pas non plus par sa variété : on passe son temps à esquiver un tir ou deux avant de coller une droite aux ennemis, et ce, du début à la fin. Pas d’évolution notable, pas de combo à maîtriser, juste du spam de mandales avec une variante ici et là. Heureusement, les mini-jeux et les passages plus « fufu la moquette » permettent de varier les plaisirs, mais ce n’est pas le plus gros morceau du jeu.

Hugo délire!!

Avec une durée de vie d’environ 2-3 heures, KinnikuNeko: SUPER MUSCLE CAT ne traîne pas en longueur, et c’est peut-être une bonne chose. Il a du charme, de la folie et une vraie personnalité, mais il souffre aussi d’un gameplay frustrant qui nuit à son potentiel. Un jeu sympa, mais pas toujours bien calibré… Un peu comme un culturiste qui tenterait de faire du yoga sur un arbre à chat en équilibre.