Test de Kotenok – Le chat veut encore sauter partout

Kotenok nous plonge dans la peau d’un petit chaton pixelisé perdu dans une forêt truffée de pièges, de champignons rebondissants et d’ennemis pas franchement amicaux. Le but ? Traverser 50 niveaux à grands coups de double sauts, d’esquives félines et de patience, pour ramener la petite boule de poils à la maison. Un hommage assumé aux jeux de plateforme rétro… mais qui aurait sans doute gagné à s’inspirer aussi de leur fun.

Je me sens tout petit

Dès les premières minutes, on comprend que Kotenok mise sur la précision. Chaque saut doit être millimétré, chaque rebond calculé au poil près, littéralement. Malheureusement, la rigueur féline laisse parfois place au chaos : les collisions sont capricieuses, et tenter d’éliminer un ennemi en lui sautant dessus relève parfois du pile ou face. Un coup ça passe, un coup ça casse, et souvent c’est le joueur qui finit au tapis à cause d’une hitbox visiblement d’humeur changeante.

Je suis d’humeur rondin de bois

Visuellement, on reste dans un univers 8 bits assez minimaliste. Le pixel art est mignon, mais sans éclat particulier, et les personnages sont si petits qu’on a parfois l’impression de jouer sur un écran Game Boy agrandi. La variété des décors ne compense pas cette impression de déjà-vu : on traverse forêt, cavernes et autres environnements familiers sans jamais être surpris.

Côté sonore, la musique chiptune apporte une énergie rétro bienvenue. On se croirait revenu à l’époque des cartouches NES qui crachaient du “bip-bop” à plein volume. C’est entraînant, certes, mais ça tourne vite en boucle. Les bruitages, eux, font le strict minimum, aucun miaulement pour sauver l’ambiance.

La variété est en option

Les 50 niveaux offrent de la matière, c’est sûr, mais on s’y ennuie vite. Le jeu manque d’un petit grain de folie, d’un rythme ou d’une idée de gameplay originale pour relancer la motivation. On avance plus par réflexe que par envie, enchaînant les sauts avec la même passion qu’un chat face à un légume vapeur.

Kotenok n’est pas désagréable, loin de là. Il est juste… trop sage. Trop propre. Trop déjà-vu. Le genre de jeu de plateforme qui coche toutes les cases sans jamais griffer un peu les conventions.