Lors de la sortie de la ROG Xbox Ally X, Daddy avait donné un premier avis sur la bête à chaud, en nous faisant découvrir les avantages et inconvénients de la machine portable de ROG et Xbox. Quelques mois après la sortie, j’ai eu la chance de pouvoir l’essayer également de mon côté pour vous donner un avis post lancement pour tenter de répondre à cette question existentielle : la ROG Xbox Ally X est-elle vraiment une console portable ?

Commençons avec un petit unboxing des familles. Dès l’ouverture de la boite, l’ensemble inspire le sérieux mais manque de raffinement. Les scotchs épais compliquent l’accès, le film plastique colle et enlève tout effet waouh, comme peut l’offrir le déballage d’une Xbox Series X par exemple. Mais personnellement, ce n’est pas un problème, car le packaging est vraiment sympa pour la découverte du produit, mais ensuite on n’y retouche plus. Allez, on attaque les choses sérieuses et on attrape la bête !

La ROG Xbox Ally X a un design agréable visuellement et surtout une ergonomie très bien pensée. Les poignées type manette Xbox offrent un grip convaincant, l’équilibre est soigné mais il faut s’habituer à un poids assez marqué de la machine. La connectique concentrée sur la tranche supérieure est pratique, tout comme le bouton Xbox pour la Game Bar et les touches personnalisables en façade et au dos. Je reviendrai sur l’ergonomie et la prise en main plus tard. En tout cas, on retrouve beaucoup de points communs visuellement avec la manette ROG Raikiri II que nous avons testé récemment, et ce n’est pas pour me déplaire.

La ROG Xbox Ally X, c’est quoi ? On peut appelé cela un PC de jeu nomade qui tourne sous Windows 11. Elle privilégie la polyvalence: Game Pass PC, Steam, Epic Games, Ubisoft+, casque Bluetooth ou filaire, stockage généreux et commandes complètes. L’écran 7 pouces FHD à 120 Hz vise la fluidité, protégé par Gorilla Glass, et l’audio profite d’un traitement Dolby Atmos. Exit le OLED, dommage même si cela s’explique pour ne pas exploser le tarif.
Caractéristiques techniques :
- Écran: 7″ FHD 1920×1080, IPS, 120 Hz, 500 nits, FreeSync Premium, Gorilla Glass Victus + DXC, tactile 10 points
- Processeur: AMD Ryzen AI Z2 Extreme, 8C/16T, jusqu’à 5.0 GHz, NPU XDNA jusqu’à 50 TOPS
- Graphiques: AMD Radeon Graphics
- Mémoire: 24 GB LPDDR5X (dual channel)
- Stockage: SSD 1 TB PCIe 4.0 NVMe M.2 2280
- Réseau: Wi‑Fi 6E 2×2, Bluetooth 5.2
- Ports: 1x USB‑C 3.2 Gen 2 (DP/PD), 1x USB‑C USB4 compatible Thunderbolt 4 (DP 1.4/PD 3.0), jack 3,5 mm, microSD UHS‑II
- Commandes: sticks analogiques, gâchettes Hall Effect, bumpers, A/B/X/Y, croix, 2 boutons arrière assignables, gyro 6 axes, haptique HD, boutons Xbox et Armoury Crate
- Audio: 2 haut‑parleurs, Smart Amp, Dolby Atmos, micro intégré, réduction de bruit AI
- Batterie: 80 Wh, 4 cellules
- Poids et dimensions: 715 g, 29.0 x 12.1 x 2.75 ~ 5.09 cm
- Bonus: AURA Sync, 3 mois Xbox Game Pass Premium
- Prix indicatif (attention, il y a des rumeurs sur une hausse de tarif prochaine) : 899,99 euros

Il est vrai que lorsqu’on démarre la ROG Xbox Ally X, on a vite l’impression d’être sur un PC. Comme l’avait expliqué Daddy, la première mise en route passe par les mises à jour Windows et un détour par Armoury Crate pour actualiser les pilotes, étape indispensable pour éviter des comportements étranges et profiter des derniers correctifs. L’accès à la Game Bar via le bouton Xbox est très pratique pour la bibliothèque et les succès, tout comme l’agrégation des lanceurs. En revanche, l’absence de Quick Resume se ressent quand on est habitué à jouer sur Xbox Series et certaines opérations dans Steam ou l’Epic Games Store demandent l’écran tactile. Une fois à jour, les jeux du Game Pass PC tournent bien et les bugs de jeunesse signalés par les premiers testeurs ne se sont pas manifestés ici. Bref, une fois que tout est prêt, on est presque en mode « plug and play » : on arrive sur l’application Xbox et on lance ses jeux comme sur sa console favorite.

La prise en main est réellement réussie. Les poignées texturées rappellent une manette Xbox et limitent la fatigue, l’équilibre général compense la taille et, tant qu’on tient l’appareil à deux mains, le poids ne gêne pas. Dès qu’il faut lâcher une main, le maintien devient plus délicat. Les boutons supplémentaires en façade et au dos sont un vrai plus une fois assignés. La croix directionnelle, en revanche, manque d’agrément sous le pouce. Les anneaux RGB autour des sticks peuvent ne pas plaire mais ne gênent pas en jeu. Côté thermique, la chaleur est correctement évacuée par le haut: on ressent surtout un souffle d’air chaud et on entend les ventilateurs monter, signe qu’une pause peut s’imposer, sans échauffement désagréable dans les paumes.

L’écran privilégie la fluidité et la réactivité avec ses 120 Hz, mais ses bordures épaisses et la technologie IPS rappellent qu’on est sur un compromis nomade. Les couleurs paraissent moins éclatantes que sur un OLED, les contrastes dans les scènes sombres sont moins lisibles et on peut percevoir un peu de flou ou de clipping selon les jeux et réglages. L’audio intégré est correct, avec une stéréo nette et un volume suffisant, même si les basses restent timides. En mobilité, un casque s’impose: appairage Bluetooth simple et possibilité de passer en filaire via la prise jack.
Les différents modes d’alimentation modulent fortement l’expérience: Silencieux pour ménager l’autonomie et les oreilles au prix de l’IPS, Performance pour l’équilibre, Turbo pour la meilleure fluidité au détriment de la batterie. En Turbo sur batterie, on tourne autour de 2 heures selon les titres; sur des jeux 2D ou en modes économes, on peut grimper jusqu’à 6‑8 heures. Pour profiter du Turbo à 35 W tout en rechargeant, un chargeur USB‑C Power Delivery d’au moins 65 W s’impose, et la machine peut se montrer tatillonne avec certains accessoires tiers. Sur des jeux bien optimisés, l’expérience est très agréable : Forza Horizon 5 impressionne sur un tel format, tandis que des titres plus modestes volent littéralement. Globalement, la compatibilité Game Pass PC progresse et les correctifs récents ont assaini l’expérience. Après, si vous avez une grosse ludothèque de jeux Xbox, et qui ne sont pas Play Anywhere, vous allez avoir une certaine frustration car votre bibliothèque sera fortement réduite. On peut contourner le problème avec le Cloud Gaming mais voilà, en l’état, tant que le store Xbox Console et PC n’ont pas fusionné, vous aurez cette sensation de ne pas avoir une vraie console Xbox portable. Cela y ressemble fortement, sur les jeux Xbox Game Studios et d’autres titres Play Anywhere ou dispo dans le Game Pass, on est en mode nomade Xbox, mais sur beaucoup d’autres titres, cela nous rappellera que le store Xbox PC n’est pas le même que celui de notre Xbox Series X|S.

Vous l’aurez compris, à la question « la ROG Xbox Ally X est-elle vraiment une console portable ? », la réponse n’est pas si vite répondu que cela. Clairement, ce produit vise ceux qui veulent leur ludothèque PC et Game Pass partout, prêts à accepter une mise en route typée PC et quelques compromis de finition et d’écran. La polyvalence et le confort en main compensent largement ces limites, avec une marge d’amélioration logicielle crédible sur la durée. Si par contre vous êtes un gros joueurs Xbox « console » il faudra vous assoir sur une bonne partie de votre ludothèque, pour le moment en tout cas. Mais quoiqu’il en soit, une fois qu’on a accepté le côté PC de la machine on peut quand même dire que la ROG Xbox Ally X est une console de jeux : bien entendu, on est loin des consoles type DS ou Game Boy, où il suffisait de mettre une cartouche pour jouer. Mais, à partir du moment où on peut s’assoir n’importe où pour lancer une game de Forza Horizon 5, de Arc Raiders ou du dernier Call of Duty, on peut quand même se dire que oui, la ROG Xbox Ally X est une sacrée console portable. Et pour info, les jeux Play Anywhere sont de plus en plus nombreux, donc au fil du temps, votre ludothèque sera de plus en plus fournie si vous êtes un joueur Xbox Series/ROG Xbox Ally/Xbox PC. Il y a déjà plus de 1000 jeux Play Anywhere listés sur le store et ce n’est pas fini !

En conclusion, si vous cherchez une console portable qui vous permet de profiter de votre catalogue (en partie du moins) ou de votre abonnement Xbox Game Pass partout, pour jouer vraiment en mobilité alors vous pouvez tenter l’expérience ROG Xbox Ally X. Alors, certes, il faudra vous faire à l’idée de passer par Windows Update et Armoury Crate pour avoir la meilleure expérience possible mais oui, cette machine délivre une expérience solide, plaisante et déjà mature sur la plupart des jeux, avec une endurance cohérente pour le format. Pour 899,99 euros, certes, mais il est difficile aujourd’hui de jouer avec une machine performante à prix réduit. Il faut malheureusement s’y habituer.
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