Test de Labyrinthine – Console Edition – Perdu dans les menus

Perdu dans un labyrinthe géant avec des monstres moches, des potes qui crient dans le micro et des menus dignes d’un escape game… mais IRL. Voilà à peu près le programme de Labyrinthine – Console Edition, un jeu d’horreur coopératif à la première personne qui mise tout sur la coopération, la peur et les couloirs sans fin. Que vous choisissiez de suivre une campagne scénarisée en six chapitres ou de plonger dans des labyrinthes générés procéduralement pour une dose infinie de frayeurs, le concept est simple : explorez, résolvez des énigmes, survivez… et essayez de ne pas vous perdre dans les menus avant même d’entrer dans le labyrinthe.

En juin, chez Redge, après 3h du mat

Commençons par le positif : l’ambiance sonore est une vraie réussite. Bruits inquiétants au détour d’un couloir, respirations lointaines, grognements qui vous font accélérer le pas… ça fonctionne. Le jeu sait installer une tension efficace, surtout en multijoueur avec jusqu’à huit personnes. L’expérience coopérative est clairement pensée pour être vécue en groupe : avancer à plusieurs, échanger des indices, se faire surprendre en même temps par un monstre pixelisé — c’est là que le jeu prend tout son sens.

Allez je me casse

Malheureusement, cette atmosphère bien posée se cogne de plein fouet à une direction artistique… disons, peu inspirée. Les modèles de monstres sont assez vilains, avec peu de détails et des animations raides comme un balai oublié dans un couloir. Il y a également des problèmes de gestion de l’éclairage avec des zones trop sombres ou des bugs avec la lampe torche, et il y a aussi des bugs de collisions… on sent que techniquement, le jeu a un peu de mal à suivre ses ambitions.

Cela a changé les RDV Tinder

La campagne scénarisée se déroule sur six chapitres et tente de raconter une sombre histoire de disparitions dans une fête foraine. Sur le papier, pourquoi pas. En jeu, c’est plutôt convenu, et on n’a pas franchement l’impression de découvrir une grande épopée horrifique. Heureusement, les « Dossiers » — ces labyrinthes générés de manière procédurale — rallongent énormément la durée de vie. C’est à la fois une bonne et une mauvaise chose : d’un côté, vous avez une rejouabilité quasi infinie ; de l’autre, c’est frustrant pour ceux qui aiment apprendre les chemins par cœur et progresser grâce à leur mémoire.

Même pas peur

En solo, l’expérience perd énormément de sa saveur. Errer seul dans des couloirs répétitifs avec des énigmes à la difficulté variable et des monstres pas très malins, ce n’est pas exactement palpitant. En revanche, en équipe, le côté stratégique et communication prend le dessus et rend le tout beaucoup plus plaisant. On se répartit les rôles, on rit, on panique — bref, ça peut marcher si vous avez une bande motivée.

Et puis… il y a les menus. Ces… choses. Ces abominations d’ergonomie. Entre l’interface confuse, les options qui semblent planquées au hasard et l’impossibilité de comprendre intuitivement comment lancer une partie ou équiper un objet, c’est une véritable épreuve avant même de commencer à jouer. Sérieusement, on a connu des labyrinthes plus faciles à lire que ces menus.

Il m’aime pas lui !

Côté progression, le jeu débloque de nouveaux types de labyrinthes, monstres et objets cosmétiques au fil des sessions. C’est sympa pour ceux qui s’investissent sur la durée, même si la présentation manque encore une fois de clarté et de soin.

En conclusion, Labyrinthine – Console Edition est un jeu qui peut faire le job si on aime les expériences procédurales à plusieurs. L’ambiance sonore est solide et le concept coopératif a du potentiel, mais techniquement, c’est faiblard, la direction artistique ne fait pas rêver, et les menus sont tout simplement horribles. À réserver aux groupes patients qui aiment autant se perdre dans des couloirs… que dans une interface.