Test de LANESPLIT – Ça frôle ou ça casse

Il y a des jeux qui cherchent à raconter une histoire, d’autres qui tentent de révolutionner un genre… et puis il y a LANESPLIT, un titre qui n’a qu’un seul objectif : te faire ressentir la vitesse comme si tu avais le vent dans le casque.

Petite balade du soir

Pas de blabla inutile, pas de fioritures : on allume le moteur, on serre les dents (ou autre chose) et on file à travers le trafic à des vitesses complètement déraisonnables. Et autant te le dire tout de suite : ça envoie !!!

Dès les premières secondes, le principe est clair : tu démarres, tu accélères et tu t’insères dans un flot de voitures qui n’attendent qu’une erreur de ta part. Le gameplay repose entièrement sur le lane splitting  (tient ça me rappelle quelque chose), cette technique qui consiste à remonter les files à toute allure en frôlant les véhicules. Plus tu passes près, plus tu vas vite, plus ton multiplicateur grimpe. C’est simple, instinctif, et surtout terriblement satisfaisant (et ça rappelle la bonne époque de Burnout).

Tiens ! Une moto !

Les sensations de vitesse sont l’un des plus gros points forts du jeu. Le flou cinétique, la déformation visuelle, la drum & bass (oui j’adore) qui s’intensifie avec l’accélération… tout est fait pour t’embarquer à fond la caisse. On oublie le monde extérieur, on ne pense plus qu’à tracer entre les voitures, à ajuster sa trajectoire au millimètre. C’est nerveux, exigeant, parfois stressant, mais toujours grisant.

LANESPLIT propose deux modes pour varier les expériences de jeu. Le mode Rush Hour surcharge la route pour tester tes réflexes au maximum, tandis que le mode Zen t’offre un moment plus reposant, où tu peux juste conduire sans te soucier du trafic.

On avait pas dit 50 sur le périph ?

Niveau ambiance on ne va pas se mentir, les décors sont propres, mais très vide. Cela dit, vu la nature arcade et minimaliste du titre, ce n’est pas forcément un problème majeur… sauf quand on ajoute la palanquée de bugs que l’on rencontre pendant une partie. Collisions approximatives, ralentissements, glitchs audio. Rien qui gâche totalement l’expérience, mais assez pour rappeler qu’il s’agit d’un projet développé en solo. A coté de cela, le HUD et l’interface du jeu sont réduits au strict minimum, ce qui peut en dérouter certain(e)s

On peut aussi la jouer chill !

LANESPLIT est un jeu détente assez sympathique. Même si de prime abord, il peut faire peur, les sensations de vitesse sont assez exceptionnelle et donne le vertige à tous les amateurs de vitesse pure. La durée de vie est de facto ultra limitée, mais le jeu en vaut la peine. D’ailleurs j’y retourne !

Configuration de test : Core Ultra 9 285K / 64 Go de RAM / RTX 5070 Ti