Knights Peak, petit studio vient nous présenter un « rpg d’action qui n’a pas l’air vilain » (dixit Riggs) et je dois dire qu’en voyant les premiers écrans, je me dis qu’il n’a pas tort. Comme en plus, j’ai l’air d’avoir un créateur de personnages, autant dire que je suis motivé pour me lancer dans Mandragora: Whispers of the Witch Tree !
Déjà le jeu est disponible en classique ou en version deluxe potatoes pour des apparences qui ont la classe et puisque l’on parle de ça, nous allons justement incarner un ou une garde d’élite du roi qui a été formé dès son plus jeune âge à toutes les techniques de combats et même, selon votre classe, de magie à tel point que Casey Ryback à l’air d’un boyscout à côté de vous. Sauf que lorsque le roi semble exorciser une sorcière fraîchement capturée, vous faites un brin de zèle en la tuant alors que le roi n’avait pas fini son rituel ! Pour expier votre faute, vous allez devoir trouver les sorcières restantes ! Naturellement, au passage, il faudra vaincre des hordes de monstres, goules, loups géants et autres trucs qui veulent votre mort.

Le fond est cool avec cet univers sombre et le fait que votre personnage soit à vôtre main. J’aime bien les metroidvania et Mandragora: Whispers of the Witch Tree est dans cette lignée mais ici, nous sommes un peu dans ce cas et beaucoup dans un roguelite avec de l’XP à prendre, des compétences à débloquer dans des arbres et un système de combat à peine d’esquive, de pattern, etc. Pour votre perso justement, on choisit parmi les 6 archétypes de bases mais selon notre choix, on pourra mixer avec les compétences de tous les types ! Le choix détermine nos points de vie/mana/endurance de base et nos premières compétences. J’ai opté pour un guerrier de feu afin de pouvoir envoyer des boules de feu à distance ce qui est pratique contre des boss et limitera les possibilités que je me foire dans les distances ou les pattern (oui, je me connais).

Mine de rien, et pour avoir tout de même essayer diverses approches (guerrier pur, soldat avec sort d’immobilisation…), je ne m’étais pas trompé et j’ai commencé à explorer le jeu. Mandragora: Whispers of the Witch Tree se veut tout de même accessible et je n’ai pas eu l’impression d’avoir à faire un jeu qui la jouerait dur exprès, qui brimerait le joueur à chaque recoin ou autre. Pour ceux qui veulent « juste » explorer et voir leur perso évoluer, Mandragora: Whispers of the Witch Tree le permet et j’ai apprécié grandement cette possibilité (comme le fait d’avoir un menu « pause » à la différence de certains jeux AAA qui sont des roguelites purs et durs. En effet, Mandragora: Whispers of the Witch Tree est surtout là pour l’aventure et c’est chouette.

Surtout que visuellement, le côté comics est plutôt léché et même si les options de personnalisation visuels sont légères, elles sont présentes et seront appréciées. Techniquement, Mandragora: Whispers of the Witch Tree est donc agréable et la bande son est d’ailleurs à l’avenant avec mêmes des voix et musiques qui collent bien et des séquences narratives plutôt classes.
Manette en main, c’est pareil, Mandragora: Whispers of the Witch Tree répond au doigt et à l’oeil et seule votre mauvaise foi viendra (en vain) justifier de votre échec. Vous ne pourrez pas dire que c’est la faute du jeu et les compétences et armes seront assez variées pour que vous trouviez votre bonheur.

Mandragora: Whispers of the Witch Tree est en résumé un bon petit jeu bien sympathique. Classe visuellement, il offre un gameplay qui permettra de nourrir notre esprit d’aventure avec un personnage auquel nous allons nous attacher via les options d’armes et de sorts à notre disposition. Un petit jeu pour un grand plaisir !

