Pour l’anniversaire des 40 ans de Mario, nous avons eu plein d’infos lors des précédents Nintendo Direct. Une des (meilleures ?) surprises de l’un d’entre eux était l’annonce d’un nouvel opus de la saga Mario Tennis avec Mario Tennis Fever. Étant très fan de jeux de tennis, et également très fan des jeux Mario un peu dérivés des contrées classiques comme les Mario 2D ou 3D, est-ce que cette itération va nous réconcilier avec la balle jaune ? Réponse dès maintenant !

Dès le début, on voit qu’il y a beaucoup de modes de jeu disponibles. Évidemment, le jeu libre est de la partie, mais vous avez également pas mal de contenu sur le jeu : le mode carrière, le mode tournoi, le mode tour des épreuves, un mode mini-jeux, un mode dynamique, et le multijoueur. Je vais essayer de vous détailler les modes de jeu. Je passe brièvement sur le mode libre et le mode dynamique. À part vous dire que d’un côté vous jouez en simple ou en double avec le personnage et la raquette de votre choix, et le mode dynamique, où vous pouvez tenter de faire un coup droit à la Alcaraz en live devant votre TV, je ne sais pas trop quoi en dire de plus, mis à part qu’il y a de quoi faire vu le nombre de personnages présents dans le jeu, et surtout que la détection de la manette Switch 2 est assez impressionnante, car elle arrive vraiment à faire la différence entre un coup à plat et un slice. Les amateurs apprécieront.

C’est déjà une des forces du jeu : un roster impressionnant. Avec 38 personnages jouables (dont la moitié à débloquer) et 30 raquettes spéciales (dont il faut également débloquer une bonne partie), il y a de quoi faire. Comme malheureusement beaucoup de jeux de sport Nintendo, vous avez votre lot de personnages un poil cheatés ; Harmonie l’est très clairement depuis la sortie du jeu. J’espère qu’un patch corrigera cela, car ses stats sont clairement trop folles, et ce n’est pas un hasard si vous tombez sur elle lors de la finale du tournoi le plus difficile du jeu.

Justement, parlons du mode Tournoi. Trois tournois disponibles, tous de plus en plus difficiles en fonction de votre niveau sur les jeux de tennis. Personnellement, je n’ai été embêté qu’au dernier match du dernier tournoi, mais certains adversaires peuvent plus ou moins vous convenir en fonction de qui vous jouez. Moi je joue Yoshi (quelle surprise), mais le feeling ne sera pas le même avec un Mario ou un Donkey Kong. Pour ce mode tournoi, je trouve que trois tournois, c’est malheureusement un peu faible, même s’il y a toujours le challenge de le refaire avec d’autres personnages, mais j’aurais aimé des choses un peu plus fun.

Le mode carrière est également intéressant. À la suite d’un événement provoqué par Wario et Waluigi, tout le monde se retrouve en mode Baby, et bien évidemment sans talent tennistique. Cela vous fait donc travailler d’arrache-pied sur plein de mini-jeux et de matchs que vous devez faire afin de retrouver des stats vous permettant d’arriver à jouer correctement au tennis. Les énigmes sur le court — viser des cibles, activer des mécanismes au bon moment, contourner des obstacles — vous apprennent surtout à lire l’angle plutôt que simplement frapper fort. Les boss, eux, fonctionnent en mode “j’observe ⇒ je contre-attaque” : vous repérez leurs moments d’ouverture comme dans un jeu d’action, puis vous frappez quand il faut. L’équipement et les améliorations ajoutent une petite touche RPG sympa, qui donne envie de refaire certaines épreuves pour grappiller quelques stats. La difficulté monte tranquillement, mais les derniers chapitres demandent un peu plus de précision. Côté histoire, c’est surtout un prétexte amusant, avec une mise en scène légère et des dialogues qui ne s’attardent pas. La re-jouabilité repose sur les objectifs bonus et les records à battre. On y revient volontiers pour perfectionner ses trajectoires ou peaufiner ses amorties.

La Tour des Épreuves s’impose de son côté comme un marathon technique où chaque étage teste une facette précise de ton jeu. On y affronte une suite d’adversaires au niveau croissant, avec des contraintes qui obligent à sortir de sa zone de confort : balles accélérées, zones de service imposées, déplacements limités, personnages invisibles… Chaque palier devient un mini‑défi qui façonne votre lecture du jeu et votre adaptation stratégique. La pression monte à mesure que les erreurs deviennent plus coûteuses et que les patterns adverses se complexifient. Atteindre les derniers étages demande autant de patience que de maîtrise technique, et la récompense finale procure cette petite fierté qu’on ne trouve que dans les défis “à l’ancienne”. Une véritable ascension, physique et mentale. Comme pour le mode tournoi, il n’y a que la dernière tour qui propose un vrai défi pour les adeptes des jeux de tennis, mais cela reste un bon moyen de se challenger.

Le mode Jeux Spéciaux est l’aire de récréation du jeu, car vous allez retrouver tous les mini-jeux disponibles dans les autres modes, mais en jeu libre. Cela vous permet de vous entraîner un peu si vous bloquez sur l’un des niveaux de la tour des épreuves. Certains défis favorisent la précision, d’autres le timing ou la lecture des trajectoires, mais tous partagent ce goût du chaos maîtrisé. C’est le mode idéal pour s’amuser à 4 devant sa console, sans avoir trop l’esprit de compétition.

Dernier point sur le multijoueur du jeu. J’ai pu tester le multi sur une bonne semaine, et je n’ai malheureusement trouvé personne en mode de jeu sans raquette spéciale. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais j’ai donc été obligé de ne faire que des parties avec les items de raquette activés. C’est un peu dommage, car je voulais vraiment tester le jeu tennistiquement parlant, sans me baser sur les coups spéciaux. Mais ça n’a pas été possible. J’ai donc joué au mode classique en ligne. Même si je me suis globalement bien amusé, affronter des joueurs rang S dès le départ quand on est rang B (le rang de démarrage), c’est assez frustrant. Et c’est surtout le système de points qui est assez punitif, car vous perdez 4 fois plus de points que vous n’en gagnez, et ce dès le départ. Autant dire qu’il faudra passer possiblement vos nerfs sur votre canapé si vous comptez grimper les échelons.

Mario Tennis Fever n’est clairement pas parfait. Il n’est pas là pour prendre la place d’un Top Spin ou d’un Virtua Tennis. Mais il est un super compromis entre exigence et accessibilité. Les nombreux modes de jeu pourront vous occuper des heures, le multijoueur vous occupera également un peu si vous aimez le challenge. Et le mode carrière vous tiendra également en haleine pour un bon moment. Un jeu super équilibré de la part de Nintendo, en espérant qu’il y ait du contenu additionnel dans le temps.