Test de Mel The Space Cat – Dans l’espace, personne ne vous entendra miauler

Mel The Space Cat nous propulse une nouvelle fois aux commandes de Mel, une petite chatte courageuse, cette fois larguée dans l’espace. Le principe reste simple : traverser des niveaux remplis de pièges, éviter lasers et boulettes d’énergie, survivre à des planètes hostiles et rejoindre son vaisseau. Une promesse d’aventure cosmique… sur le papier surtout.

Sentiment de déjà vu

Dans les faits, on est face à exactement la même formule que Mel The Cat, mais avec un fond étoilé en bonus. Même rythme, mêmes sensations, mêmes idées recyclées. Si vous avez joué au précédent épisode, vous êtes déjà en terrain connu. Et si vous ne l’avez pas fait, disons simplement que vous n’avez rien raté d’inoubliable.

Dès les premières minutes, on retrouve les ingrédients classiques du genre : sauter, esquiver et dash­er comme si une pluie de lasers vous courait après. Les mécaniques sont calibrées tellement basique qu’on a l’impression que le jeu a été conçu lors d’une pause café de trente minutes. Les 40 niveaux passent à la vitesse de l’éclair, et avant que vous n’ayez eu le temps de dire « miaulement cosmique », vous êtes déjà au générique de fin. En gros, c’est court, simple et sans fioritures.

Graphiquement dingue (or not)

Visuellement, Mel The Space Cat oscille entre le charmant rétro et le « j’ai déjà vu ça dans mille jeux ». Les environnements sont colorés, certes, mais on ne peut pas s’empêcher de les trouver plus fonctionnels qu’inspirés. On alterne des biomes qui tentent de faire voyager, mais qui finissent par ressembler à des fonds d’écran recyclés. Aucun décor ne sort vraiment du lot, ce qui donne à l’ensemble un côté un peu générique et franchement un peu moche.

Côté bande-son, c’est un peu la même rengaine. Les musiques accompagnent l’action, mais elles tournent vite en boucle et finissent par s’incruster dans votre tête comme un miaulement trop aigu qui vous empêche de dormir. On aurait aimé un peu plus de variété pour accompagner l’exploration cosmique, mais on se retrouve avec une seule boucle qui tourne et retourne.

Théo est vert !

Quant aux ennemis et obstacles, ils sont là pour faire joli autant que pour compliquer un peu la vie. Entre les lasers, les pièges et notre cher adversaire canin (ou pas si canin que ça) Théo en version Nemesis, les affrontements se limitent souvent à répéter les mêmes mécaniques encore et encore. Rien ne surprend, rien ne marque vraiment, et on enchaîne les décès avec à peu près autant d’émotion qu’un chat qui rate sa sieste.

Le grand « plus » du jeu, si on peut appeler ça comme ça, c’est sans doute son accessibilité. Tout est pensé pour que même un joueur distrait puisse avancer et débloquer des succès sans transpirer. Et ça tombe bien, car Mel The Cat (son prédécesseur) était déjà connu pour distribuer les 2000G comme des croquettes gratuites. Ici, cette tradition continue sans gêne.

Au final, Mel The Space Cat est une suite réchauffée d’un jeu qui sentait déjà le réchauffé. Un plateformer en 2D pas cher, expédié en 15 minutes, qui distribue 2000G comme des croquettes au premier chat venu. Mais bon voilà : facile, rapide et généreux en points, ça n’en fait toujours pas un bon jeu pour autant.