Megaman ou Rockman, est un titre emblématique de Capcom. Le développeur japonais étant plus occupé à capitaliser sur ses compilations pas toujours de bon gout, Street Fighter ou encore sa saga Resident Evil, a délaissé ce qui était pour lui, plus qu’une mascotte, un emblème. Évidemment, comme la nature a horreur du vide, le développeur original a essayé sans succès avec son Mighty N°9 de relancer la cash machine, mais c’est sans compter sur les indés qui, portés par leur affection pour la franchise se sont engouffrés dans la brèche. Eggtart Inc. fait partie de l’un d’eux et nous présente Metal Suits Counter Attack.

Dans un univers futuriste, Kevin se réveille, en tant que cyborg et armé de son blaster… il se lance dans une quête à la Charles Bronson pour réduire en miettes ceux qui ont détruit sa vie, celle de sa femme, de son chat Sundae et l’ont empêché de voir la dernière vidéo de son Youtubeur favori ! Les Golidas, ces immondes extraterrestres ont touché à son intégrité physique et comme dit son Youtubeur : “C’est important, le physique !”

Les bases sont posées. Comme d’habitude, j’ai extrapolé, mais vous l’avez compris, le scenario tient sur un morceau de papier toilette de station-service d’autoroute. C’est-à-dire : petit, pas épais et attention aux doigts qui percent… c’est ce que nous allons voir tout de suite avec le gameplay.

Kéké va donc explorer planète après planète pour envoyer les Golidas aux confins de la galaxie retrouver leurs mamans, Thierry Bec à rots et Buck… Roger. Kéké répond bien, un bouton pour le saut, un bouton pour le tir, un bouton pour le special, du wall jump… vous recevez un tir et c’est la mort assurée ! C’est sans compter sur ce qui fait tout le sel du jeu : les costumes !

Dispersés dans le niveau, cachés derrière des murs destructibles ou dropant de façon aléatoire, les costumes permettent d’endosser un rôle. Ninja, Cowboy, Manieur de sabre laser ou robot ours qui balance des ours en peluche grenade ce qui m’a rappelé l’excellent Sunset Overdrive et son BazOurska ! C’est un plaisir de découvrir, le costume, mais aussi son principal défaut.

Le fait d’endosser un costume vous permet d’obtenir une jauge supplémentaire et un spécial relatif au costume. Chaque coup reçu d’un ennemi fait drastiquement descendre cette barre et chaque utilisation dudit costume également. Vous comprenez maintenant l’importance de ce costume. Une fois la jauge vide… retour “à poil” et vos chances de passer le niveau est plus que compromise.

Je le disais précédemment, le costume est l’atout principal du jeu, contrairement à Megaman, on ne peut pas le choisir et on se retrouve parfois à enfiler un nouveau costume qui est bien moins pratique dans la situation donnée que le précèdent. Certes, il y a le retour de la barre complète, mais cela nous désavantage quelque peu.

Les niveaux sont assez durs, bourrés de pièges ici et là. Il y a des pics qui vous font perdre instantanément votre costume. Beaucoup d’éléments sont cachés dans les niveaux vous permettant de regagner votre jauge, avoir un spécial en plus, une vie en plus. Le jeu encourage l’exploration. L’exploration, d’accord, mais aussi le speed run, car à la fin d’un sous niveau votre temps sera affiché, ce qui incitera les masochistes du chrono à trouver le chemin parfait en un minimum de temps.

Les boss sont sympas avec des patterns classiques qui se rapprochent de ce que Capcom proposait avec son Megaman. Heureusement que le jeu propose des points de passage, sinon ce jeu aurait pu être un Dark Souls du Megaman. Mais à la manière d’un Sonic, un bon chemin et la maitrise de l’emplacement des ennemis seront la clef de votre réussite.

Des graphismes dans la moyenne, très orientés 8-16 bits, une esthétique correcte avec notre kéké qui porte une houppette à la punk à chien, une musique passe partout, mais la confiture n’est pas désagréable. Sans être révolutionnaire, il est, comme votre rédacteur : dans le ventre mou de ce qui se fait actuellement… Un jeu moyen qui s’adresse aux adorateurs du robot bleu adepte de la difficulté et du jeu indépendant pas forcément novateur.

