Milo est un chien héroïque qui a probablement regardé trop de films Disney avant de se lancer dans cette aventure. Sa mission ? Sauver le royaume des fées des griffes du Roi Grande Puce, un méchant qui semble avoir été recruté après un casting raté pour Game of Thrones. Quatre zones magiques à explorer, des énigmes qui te feront réfléchir (ou pas), des os à collectionner pour débloquer des pouvoirs… Bref, c’est la quête épique que ton golden retriever rêve de faire entre deux siestes. Et oui, tu peux jouer en solo ou en duo, histoire de partager la galère avec un ami.

Au niveau des graphismes, on est clairement dans le pixel art 8 bits, ce qui donne un charme rétro… pendant les cinq premières minutes. Après, tu te demandes si Milo n’aurait pas mérité un peu plus de poils en HD. C’est mignon, mais ça sent le recyclage d’assets comme un vieux meme qu’on ressort en 2026. Si tu as connu la NES, tu vas sourire. Si tu as connu la PS5, tu vas pleurer. Et si tu as joué à l’épisode précédent Milo’s Quest et bien c’est du copier-coller ou presque.

Concernant le gameplay, c’est du classique action-aventure en 2D avec des combats, des énigmes et un système d’amélioration d’équipement. Sur le papier, ça sonne bien. En pratique, c’est répétitif comme une playlist TikTok en boucle. Tu avances, tu frappes, tu ramasses des os, tu débloques des capacités… et tu recommences. Même en coop locale, ça ne sauve pas la monotonie. À deux, on rigole un peu, mais surtout parce qu’on se demande pourquoi on joue à ça au lieu de revoir Stranger Things.

Pour la bande-son, prépare-toi à un festival de chiptune qui tourne en boucle. Au début, tu hoches la tête en mode « rétro cool », puis tu réalises que tu entends la même mélodie depuis 45 minutes. À ce stade, même la musique d’ascenseur de ton supermarché préféré semble être une bénédiction. Si tu veux tester ta patience, c’est parfait.
Concernant la durée de vie, il y a de quoi faire… mais est-ce que tu en auras envie ? Le jeu propose plusieurs zones et des embranchements, mais la sensation de déjà-vu est omniprésente. Tu progresses, mais tu as l’impression de tourner en rond comme un chien qui cherche sa balle. Et spoiler : la balle, c’est ton intérêt pour le jeu, et il finit sous le canapé.

En conclusion, Milo’s Dream est le genre de jeu qui ne fait pas mal, mais qui ne fait pas de bien non plus. C’est comme offrir un mug à Noël : personne ne s’en plaint, mais personne ne s’en souvient. Si tu veux un petit trip rétro pour une soirée, pourquoi pas. Sinon, passe ton chemin et laisse Milo rêver tout seul.