Test de Monster Hunter Wilds – Un retour gagnant

Après de nombreuses heures passées à jouer à Monster Hunter: World, notamment avec son excellent DLC Iceborne, me revoilà sur cette licence de Capcom que j’adore particulièrement. Riggs m’a mis la pression pour que je clôture mes précédents tests afin que je puisse mettre la main sur cet opus. Du coup, j’ai tout plié en peu de temps… Malin le patron.

Monster Hunter, c’est quoi ? En gros, vous êtes un chasseur de monstres évoluant dans un monde immense, peuplé d’une grande diversité de créatures allant du minuscule au colossal. Votre objectif principal ? Les terrasser en brisant différentes parties de leur corps (oui Jingoro, j’en ai découpé de la queue) afin de récupérer des matériaux, vous permettant de crafter des pièces d’armure et des armes. Avec le grand nombre de monstres disponibles, préparez-vous à de longues sessions de farm et de combats épiques.

Oh, une oasis

Ce nouvel opus reprend les excellents fondamentaux des précédents jeux tout en ajoutant son lot de nouveautés et d’améliorations techniques. Dès le début du jeu, on est plongé dans l’histoire principale : la Guilde sauve un jeune garçon nommé Nata, et c’est là que vous intervenez. La Guilde décide de monter une expédition afin de découvrir quel monstre a détruit le village de Nata et où se trouvait son habitat. Le scénario principal est plutôt cool à suivre, avec quelques rebondissements qui donnent envie de continuer.

A la bouuuuuuuuuuuuuuuuuuffffffffffe

Vous commencerez par créer votre personnage grâce à un outil plutôt complet. Personnellement, j’ai regretté l’absence de tatouages pour pousser la personnalisation un peu plus loin (ou alors je ne les ai pas trouvés). Mais c’est un détail, car l’outil reste bien fourni pour un jeu de ce genre. Une fois votre personnage créé, vous pourrez également personnaliser votre compagnon Palico. J’ai, pour ma part, conçu un matou démon que j’ai appelé Diablo (j’ai quand même hésité à l’appeler Théo). Puis, l’aventure commence dans les plaines des Forbidden Lands.

Je le connais pas le matou pouilleux à coté de la jolie dame

Votre premier affrontement vous opposera à un Chatacabra, une espèce de gros crapaud vilain, qui vous permettra de crafter vos premières armes et armures. Ces équipements seront rapidement remplacés par des sets plus puissants, mais pour les collectionneurs, sachez que vous pourrez absolument tout crafter. Par exemple, j’ai fabriqué le set de la Lala Barina, une énorme araignée (les arachnophobes seront rassurés par une option permettant d’éviter cette vision d’horreur). En revanche, je n’ai pas vu l’intérêt de fabriquer l’équipement du Congalala, un monstre qui attaque essentiellement en lâchant des pets énormes et des rots empoisonnés (un pote de Théo ?)

Il faudra bien évidemment penser à préparer sa sacoche avant les combats et à manger afin de booster vos stats, ce qui facilite grandement les affrontements. Contrairement à World, nous pouvons aussi bien aller taper du monstre via des quêtes principales et libres. Mais maintenant, nous pouvons également nous balader librement sur les Terres Interdites, croiser différents monstres et donc nous friter avec eux. Il n’y a aucun temps de chargement entre les différentes parties du monde. Les seuls temps de chargement concernent les déplacements rapides vers les différents camps.

C’est sombrement jolie

Vous aurez plus d’une quarantaine de monstres à dégommer, dont 29 majeurs. Les anciens joueurs retrouveront certaines créatures des précédentes versions, comme le Rathian ou l’Anjanath, mais de nombreux nouveaux monstres font également leur apparition. Ils sont magnifiques… de par leur laideur et la puissance de leurs attaques.

Pas grande l’épée déjà… une chose a compenser ?

Pour affronter ces créatures, vous disposerez d’un bon nombre d’armes. Peu de nouveautés à ce niveau : on retrouve les classiques comme la grande épée, les doubles lames ou encore la morpho-hache.

Une petite nouveauté au niveau des combats : l’ajout d’un mode focus qui va vous permettre de viser la zone que vous souhaitez attaquer. Cela déclenche un combo automatique qui va clairement défoncer la zone endommagée.

Une nouveauté très appréciable également est l’arrivée d’une monture : le Seikret, une wyverne qui simplifie grandement les déplacements dans les Terres interdites. Il permet non seulement de parcourir les vastes zones plus rapidement, mais aussi de transporter une deuxième arme, ce qui peut vous sauver la peau face à un nouveau monstre si votre arme principale n’est pas optimale. C’est aussi un excellent moyen de tester d’autres styles de combat.

Les déplacements avec le Seikret sont parfois un peu trop vifs et peuvent être difficiles à prendre en main au début, mais on s’y fait rapidement. Il grimpe partout, permet de sauter sur les monstres et, petite trouvaille géniale, peut être mis en mode automatique. Une fois activé, il vous emmène directement à l’objectif ou poursuit un monstre en fuite, vous laissant le temps de gérer votre inventaire, changer d’arme ou récolter des ressources sur le chemin. Un vrai gain de confort ! D’ailleurs, j’ai nommé mon Seikret « Alberto ».

Un point que je n’ai pas relevé tout de suite, mais qui peut poser problème : il n’y a pas de véritable tutoriel pour accompagner les nouveaux joueurs lors de leurs premiers combats. C’est vraiment dommage lorsqu’on ne connaît rien au jeu.

Comme dirait un certain Pumba, « ils essayent de me boufffferrrrrr »

Comme souvent, plusieurs modes graphiques sont disponibles : performance, équilibré et graphique. Le mode équilibré fait parfaitement le job, offrant un bon compromis entre fluidité et visuels détaillés. Le jeu est superbe, l’ambiance sonore est immersive et la VF est plutôt agréable à écouter. Seul bémol, les textures sont parfois lentes à s’afficher.

Petit détail intéressant : une option permet d’adapter l’ATH selon que vous jouiez sur un écran d’ordinateur ou de télévision. Une idée simple mais efficace !

Le mode multijoueur est cross-plateforme, et les serveurs sont très stables : aucun crash à signaler. La possibilité de créer un clan permet de retrouver facilement ses amis, peu importe leur plateforme, et d’admirer leurs armures.

Pas beau le oiseau

En conclusion, Monster Hunter Wilds est une amélioration majeure du précédent opus. Avec des ajouts très utiles comme le Seikret, il reste fidèle à l’essence de la licence : traquer, combattre, et fabriquer toujours plus d’armes et d’armures au fil de l’aventure. Si vous aimez la franchise, foncez sans hésiter ! Si vous vous posez encore la question : aimez-vous éclater des monstres seul ou entre potes, de multiples façons, dans des combats nerveux et stratégiques ? Si la réponse est oui, alors vous devriez absolument tenter l’aventure !