Sorti à l’origine en 1983, Montezuma’s Revenge revient aujourd’hui sous une édition 40ème anniversaire qui promet monts, merveilles et ruines antiques revisitées. Le principe reste inchangé : explorer plus de 100 salles truffées de pièges, éviter des ennemis pas franchement accueillants, récupérer des clefs, des artefacts et tenter de ressortir vivant de ce joyeux labyrinthe. Le tout se fait désormais en 2,5D, avec des visuels entièrement reconstruits et la possibilité d’incarner Pedro ou sa sœur Rosita, histoire de varier les plaisirs.

Sur le papier, la refonte est bien réelle. Le jeu n’est clairement plus celui de 1983 sur le plan technique, mais soyons honnêtes : malgré les efforts, c’est quand même assez moche. Les décors en 3D font le travail, sans jamais être vraiment séduisants, et l’ensemble conserve un aspect rigide qui sent bon la naphtaline. On est face à un vieux jeu maquillé, pas à une renaissance flamboyante.

Côté gameplay, aucune surprise : c’est le Montezuma’s Revenge d’époque, dans son jus. On court, on saute, on grimpe à des échelles, on évite des monstres et surtout on cherche des clefs. Beaucoup de clefs. On récupère aussi des artefacts, parce que tant qu’à faire autant remplir les poches. Tout est très basique et extrêmement punitif, avec des erreurs qui se paient cash.
La plateforme est précise, mais raide comme un temple abandonné depuis quarante ans. Le moindre faux pas se transforme en chute mortelle, un ennemi mal anticipé vous renvoie au point de départ, et la répétition s’installe vite. Ce genre de difficulté à l’ancienne a son charme pour certains, mais pour les autres c’est surtout un test de patience.

La bande-son accompagne correctement l’aventure, sans jamais marquer les esprits. Les musiques sont plutôt entraînantes, mais tournent rapidement en boucle. Les bruitages, eux, font le minimum syndical. Mention spéciale toutefois à la voix du maître des lieux, qui se permet régulièrement de se moquer de vous quand vous mourez bêtement, ce qui arrive très souvent. Chute idiote, ennemi mal placé, timing raté : il est toujours là pour vous rappeler que vous êtes nul, merci à lui.
En termes de contenu, rien à redire. Les salles sont nombreuses, les défis variés et l’exploration demande de la mémoire et de l’observation. Sur ce point, le jeu est solide et généreux. Mais malgré tout, la motivation s’effrite vite. On avance par obstination plus que par plaisir, avec cette impression persistante de jouer à quelque chose de daté, très daté.

Montezuma’s Revenge – The 40th Anniversary Edition a beau moderniser un classique de 1983, cela reste un vieux jeu de 1983 qui ne plaira qu’aux joueurs qui ont connu le jeu à l’époque. Pour le reste, oui, le contenu est solide, mais franchement c’est une plaie d’y jouer.