Test de My Friendly Neighborhood – Le Muppet Show de l’horreur

Imaginez un vieux plateau télé poussiéreux, désert depuis des années, qui reprend soudain vie… mais pas pour rejouer des sketchs rigolos. Non, ici, les marionnettes ont décidé de troquer la chansonnette pour une carrière dans l’horreur psychologique. My Friendly Neighborhood, c’est un peu comme si Resident Evil avait eu un enfant illégitime avec Sesame Street, sauf que le résultat vous poursuit en couinant dans des couloirs sombres.

On y incarne Gordon, un homme à tout faire envoyé réparer une antenne télé qui pirate les autres programmes, et qui découvre vite que le “Quartier amical” est désormais aussi accueillant qu’une porte de prison un soir d’orage. Le jeu est un survival horror en vue FPS, avec des énigmes à base de symboles, de clés et d’allers-retours dans des couloirs labyrinthiques. On passe plus de temps à déchiffrer des codes qu’à distribuer des mandales, mais attention : quand il faut frapper, c’est à coups de clé anglaise ou de flingue… et mieux vaut scotcher ces satanées marionnettes au sol, sinon elles se relèvent.

Les combats sont rares mais pas toujours précis : parfois on touche, parfois on ne touche pas… et dans un jeu où la sauvegarde est manuelle à la Resident Evil, chaque erreur peut coûter cher. Il faut trouver des jetons, rejoindre la salle adéquate, et croiser les doigts pour ne pas se faire massacrer juste avant d’avoir pu enregistrer sa partie. L’inventaire, lui aussi inspiré de RE, demande de fouiller dans les menus pour se soigner — ce qui donne des moments de stress intense quand votre barre de vie ressemble à un fil de pêche.

Graphiquement, ce n’est pas un monstre de technologie, mais la direction artistique est suffisamment soignée pour rendre les marionnettes à la fois mignonnes et franchement flippantes. Côté ambiance sonore, c’est assez minimaliste : peu de musique, mais de bons doublages… en anglais, avec beaucoup de répliques non sous-titrées. Dommage, car ça fait perdre une partie du charme et de la compréhension.

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Il faut compter environ 7 à 8 heures pour boucler l’aventure, le temps de résoudre toutes les énigmes et de survivre aux surprises en tissu et en mousse qui peuplent les lieux.

En conclusion, My Friendly Neighborhood est un bel hommage au premier Resident Evil et aussi aux émissions de télé de notre enfance où les marionnettes étaient reines — un genre tombé en désuétude. Pas parfait, mais agréable si on aime le mélange d’horreur, d’énigmes et de nostalgie télévisuelle.