Dans Mystic Thief – Elemental Conquest, vous incarnez Zevi, un mage encapuchonné qui passe ses journées à détrousser les autres sorciers pour leur piquer leurs bâtons magiques. Oui, il y a des héros qui sauvent des royaumes, lui, il préfère les vider. Le pitch : explorer un Donjon Élémentaire en perpétuel mouvement, truffer les ennemis de sorts volés et repartir avec tous les trésors. Sur le papier, ça sent bon la poudre magique. Mais une fois manette en main… c’est un peu comme ouvrir un coffre piégé : on se prend une claque.

Le concept des éléments (frapper un ennemi avec le bon sort pour déclencher effets et combos) est censé pimenter l’exploration. Sauf qu’au bout de dix minutes, on comprend vite le délire et ça tourne en boucle. Voler des bâtons pour changer de sort aurait pu être génial… mais ici, c’est aussi palpitant qu’un stage tutoriel étiré sur deux heures. L’effet “waouh” attendu se transforme en “bof” sonore.

Visuellement, le pixel art fait dans le rustique. Zevi a beau lever sa capuche comme un voleur de légende, il ressemble surtout à un sprite paresseux échappé d’un jeu Flash du début des années 2000. Les décors sont fonctionnels mais plats, sans aucune magie qui envoûte. Ça passe, mais ça ne laissera personne bouche bée.
Et la bande-son… parlons-en. Les musiques midi tournent en boucle comme une incantation ratée qui finit par vous vriller le cerveau. Les bruitages, eux, sonnent comme des effets piochés dans une banque gratuite. En clair, si vous tenez à vos oreilles, un conseil : mutez tout et lancez Spotify derrière.

La jouabilité, censée être le cœur d’un bon platformer, oscille entre “acceptable” et “pénible”. Les hitbox ont la précision d’un sort lancé les yeux bandés : parfois ça touche, parfois non, sans logique. Et Zevi, supposé être un mage agile, se manie comme s’il avait des bottes en plomb. Résultat : entre collisions douteuses et maniabilité en carton, on rage plus qu’on ne savoure.

Bref, Mystic Thief – Elemental Conquest n’est pas un désastre cosmique, mais il n’est jamais vraiment bon non plus. C’est ce genre de petit jeu indé qu’on télécharge par curiosité, qu’on lance un soir pluvieux, et qu’on oublie aussitôt après avoir rage-quit sur un saut raté. Une expérience tiède qui ne mérite ni un coup de gueule, ni un coup de cœur.