Neon Apex: Beyond the Limit s’inspire des Wipeout et autres F-Zero, avec ses bolides futuristes lancés à plus de 300 km/h dans un monde futuriste anxiogène, le tout éclaboussé de néons. Si l’esthétique anime tape dans l’œil de loin, le gameplay, lui, patine un peu plus.

Bienvenue en 2124, sur une Terre divisée où humains augmentés et androïdes s’affrontent dans des courses illégales « spectaculaires ». Circuits lumineux façon Tron, véhicules façon manga, et ambiance électro au rendez-vous (*façon ne veut pas dire que c’est réussi). Bien que chacun des pilotes aient leur propre tempéremment, le mode Histoire avec ses cutscenes rigides, ne parvient pas à captiver. Neon Apex: Beyond the Limit essaie d’installer une abiance mais ça peine à prendre. Trop de clichés.

Les véhicules filent à plus de 320 km/h, avec boosts, drifts et embouteillages en prime. Le jeu propose plusieurs modes (Arcade, Histoire, Contre-la-montre, local jusqu’à 4 joueurs), et un garage bien fourni avec des améliorations à débloquer. Le hic ? La maniabilité hypersensible transforme parfois l’expérience en flipper incontrôlable. Ajoutez des effets visuels parfois trop chargés et des collisions pénalisantes, et la nervosité vire au chaos. On pourrait évoquer la caméra de l’enfer qui pense bien faire en se mettant de coté pour accentuer l’aspect spectaculaire du premier boost que l’on utilise… SUR TOUTES LES COURSES.
On a aussi le droit à des phases de baston genre vieux jeu de combat bien raide, lent et limité. Rien de stimulant, c’est juste drôle car ridicule. Clairement on aurait pu se passer des combats pour laisser du temps de développement et améliorer le reste qui constitue le cœur du jeu.

Sur Xbox Series X, le jeu tourne à 60 FPS sans broncher, avec des temps de chargement plutôt rapides. La direction artistique ne plaira pas à tout le monde… Le style ultra épuré des circuits tranche avec les effets spéciaux ultra chargés. Un manque de finition se fait cruellement sentir : animations rigides, IA éclatée, et quelques bugs persistants (collisions).

Avec une trentaine de circuits, plusieurs types de véhicules et une progression plutôt bien construite, Neon Apex a de quoi occuper les plus courageux. L’absence de multijoueur online est à déplorer, mais la réalité c’est qu’on aurait eu du mal à trouver du monde pour nous accompagner.

Neon Apex: Beyond the Limit est plein de belles promesses qui ne se réalisent malheureusement pas. Il y a des idées, le jeu a une bonne durée de vie, mais sa maniabilité coriace, sa Direction Artistique particulière et son manque global de finition font vite déchanter. Dommage on n’était pas loin d’être Beyond de la moyenne.
