Test de Neon Tail – Jet Set Maso !

Neon Tail est un jeu de Samustai. Quand j’entends ce nom de studio, j’ai envie de manger un kébab complet sauce samouraï. Mais au-delà de l’envie de manger, je vois que Neon Tail est un jeu de roller et cela me titille car j’aime bien le roller ! J’ai même été pro d’un certain côté ! Alors forcément, j’ai envie de lancer le jeu. Neon Tail semble lorgner davantage vers les rebelles de Jet Set Radio que des tricks en folie d’un Agressive Inline. Dans les deux cas, ça me va, je chausse mes rollers et je me lance !

Eblouissant mais comme on l’imagine !

Dans le turfu, tout est tout coloré avec des néons en folie et vous êtes la future idole des jeunes, l’enfant de la prophétie cosmique du roller et bref, on ne comprend pas toujours tout mais on sera amené à faire 1001 missions et tricks dans la ville et plus encore. Autant dire que la partie « scénario » est confuse et bavarde et franchement, je n’ai pas été transporté.

Jingoro qui explique la beauté de la Dreamcast !

Il faut dire que Neon Tail ne fait pas forcément grand chose pour nous mettre des paillettes dans les yeux (hein Shinzay). Neon Tail semble vouloir développer Jet Set Radio avec l’héroïne de Space Channel 5 sur le moteur de Superman 64 ! Une ville faite de découpes à la serpe, de bâtiment baveux, brillants et cyclopéens au design au rabais au milieu de rue trop larges, vides et faites de structures sans agencement. Les personnages ne brillent pas davantage par leurs animations ou leur modélisation. l’héroïne s’en sort un peu mieux car il faut bien bichonner la star du jeu mais rien de fou dans l’absolu !

Go go Ulala !

Côté gameplay, on nage dans le manque de praticité au max. On gère la vitesse de notre course mais le côté rouler de face ou de dos se gère de façon contre-intuitive. Quand on pense que ce genre de chose se gère sans sourciller depuis toujours dans les jeux de roller, ça pique un peu. A moins qu’ils aient voulu tenter quelque chose et dans ce cas, il ne faut pas trop en faire et/ou tester plus sérieusement l’idée lors du développement. Surtout que pour le reste, on nage dans quelques rotations et un slide et voilà… Pas de grabs qui claquent, de wheelings, powerslide en folie… Alors on erre dans la ville, d’une quête sans inspiration à l’autre nous demandant de franchir des anneaux, de ramasser des pièces… Et sans oublier les passages dans la dimension chelou où l’on nage dans la modélisation moche et baveuse galactique.

Vous avez l’Expansion Pack ?

Difficile de trouver des points positifs à Neon Tail. Sauf peut-être la satisfaction de le désinstaller et de vouloir lancer d’autres jeux où le roller est présent !

ça glisse… Mais pas au pays des merveilles !