Test de Next of Kin – Alan Wish !

Next of Kin, c’est le petit nom d’un petit jeu développé par un petit studio nommé Spelkväll Games. Dès la présentation du jeu sur sa fiche, on nous donne le ton : le jeu dure entre 90 et 120min ! Le temps d’une soirée en résumé mais est-ce que cela va valoir le coup ? On peut déjà se dire qu’à 1,99 euro; c’est moins cher qu’une vidéo à la demande (et moins cher pour Jingoro de se rendre dans un vidéo club).

Where is Martha ? Bonne question que l’on se pose en se réveillant avec un mal de crâne. Je pense que Théo va se demander la même chose sur sa virginité après sa soirée de juin mais à la différence de notre héros, il ne voudra pas savoir pourquoi ! Ici, notre héros, écrivain en herbe, va tout faire pour retrouver Martha et la mémoire. Le système d’exploration des lieux donnera lieu à des reconstructions de souvenirs. Dans l’absolu, on veut découvrir le fin mot de l’histoire. Surtout que je le sentais pas ce village avec ses hillbillies qui ont le seum, ses quatre voisins chelou dont un qui ne jure que par le foot. C’est louche !

Souvenir souvenir !

Mais pour trouver Martha, il faut accepter plusieurs choses sur Next of Kin. Déjà le jeu est un walking simulator donc niveau suspense, tout va dépendre de votre envie de connaître l’histoire. Perso, j’ai eu envie mais deux choses m’ont peiné : déjà, le jeu est en anglais. Ce n’est pas un soucis pour moi mais je trouve dommage d’exclure un certain nombre de joueur. Sur un jeu de plateformes ou d’action, ça peut aller mais sur un jeu qui dépend de la narration, c’est dommage. D’ailleurs, vu le côté walking simulator, la gestion pénible de l’inventaire, on pouvait clairement s’en passer et en particulier quand on voit les faibles choix à faire en matière d’objet à utiliser.

Martha, c’était ton tour de faire le ménage !

Mais c’est le moindre de mes soucis. Le gros point noir du jeu va être la technique. Next of Kin a l’air d’avoir été fait sur RPG maker ! Donc un jeu en kit et cela explique le côté walking simulator mais cela m’amène vers un autre point : quand on voit l’écran titre, on sent le jeu sombre. D’ailleurs, l’intrigue est sombre, on a du sang par terre et tout. Mais… Tout à l’air guilleret ! On dirait une balade dans Earthbound ! J’adore Earthbound mais quand je veux raconter une histoire façon Alan Wake, je ne choisi pas cet univers pour le faire. C’est comme si je voulais faire Silent Hill sur le moteur d’Animal Crossing… Même les musiques ont l’air sympathique. Je me balade à chercher ma femme disparue dans un jeu qui m’envoie une atmosphère guillerette alors que l’on est dans un ton sombre.

Dure soirée ?

Et c’est un peu ce qui casse l’expérience et notre immersion dans Next of Kin. On dirait qu’une fois l’écran titre passé, le budget était cramé et qu’ils ont laissé le projet au stagiaire qui a fini le jeu avec sa 3DS et RPG Maker ! Si vous passez outre cet aspect, on découvre une histoire touchante mais il faudra définitivement se concentrer sur le fond plutôt que la forme !