Test de Nioh 3 – C’est dur mais c’est bon

Nioh tout le monde connait ou presque. Jeu d’action sorti à la base sur PS4 et dépoussiéré pour la PS5, nous avions eu affaire à 2 jeux bien solides mais surtout assez difficile. Comme dans tous les types de productions lorgnant sur le côté « japano médiéval », il est ici question de gros katana qui tranche dans le vif mais pas seulement. En effet ce nouvel opus propose des nouveautés intéressantes que nous verrons plus loin… Ma PS5 Pro est prête au combat !

Nous sommes en 1622 à l’époque de Edo et c’est l’heure de la succession au sein du château. Tokugawa Takechiyo est pressenti comme prochain shogun. Mais son frère cadet, Tokugawa Kunimatsu (personnage réel) ne l’entend pas de cette oreille et va sombrer à l’appel des ténèbres avec l’aide de Yokais pour foutre un bordel monstre. Takechiyo va s’enfuir et transcender littéralement le temps pour changer son destin. Temps ? En effet, vous allez voyager pendant différentes périodes du Japon de l’ère Sengoku à Heian en passant par Bakumatsu. Vous allez de ce fait rencontrer pleins de personnage historiques comme Hattori Hanzo dès le début, mais que lui hein ! Ni la mariée, ni X-OR ne seront la (vous l’avez ?)

A noter que vous pouvez donner l’apparence que vous désirez à Takechiyo. L’éditeur de personnage est ultra poussé, les moins patients choisiront un modèle aléatoire directement. Comment ça, moi ? Vous êtes lancés, vous démarrez par un tuto de base et là, c’est l’attaque du château et le début des emmerdes et des changements par rapport aux 2 autres épisodes.

Déjà la plus grosse différence entre les 2 jeux est un monde un peu plus ouvert. Attention, rien à voir avec un Ghost Of Tsushima par exemple, mais les niveaux un peu cloisonnés des 2 premiers opus ne sont plus la base de l’exploration. Disons que maintenant nous sommes plus libres et les transitions entres les zones de combat et recherches se font naturellement. Et c’est là aussi le petit truc en plus. Tel un bon épisode de Yakuza, nous sommes constamment poussés à avancer rapidement en fouillant partout pour récupérer des objets bien utiles ou gagner des points d’expérience et autres morceaux d’armures. Des petites doses de dopamine à foison ! Surtout que maintenant notre héros est beaucoup plus souple et agile et peut même sauter, c’est la fête à tous les niveaux. Autre nouveauté bienvenue, la gestion automatique de l’inventaire côte équipement, qui va aller chercher la meilleure balance possible. Il y aussi les classiques quêtes secondaires inhérente à ce type de jeu. Vous avez peur seule ? Ne vous inquiétez pas, Koei a pensé à vous. Un compagnon de route est possible à tout moment pour vous aider dans l’aventure même si en échange les ennemis seront plus coriaces. Vous pourrez aussi affronter des joueurs morts au combat pour gagner encore plus de loot.

Agilité rime souvent avec ninja et paf ! Encore une nouveauté bienvenue. Maintenant par une simple pression du bouton R2, vous pouvez passer du mode samurai au mode ninja. Un mode qui vous permettra de lancer des projectiles mais surtout de repousser les grandes attaques dites « rouge » des démons. En effet, en ayant le bon timing, et en alternant avec la touche, vous ferez un contre bienvenu qui rechargera aussi votre KI. Un Ki qui vous permettra de lancer des attaques spéciales et que vous pourrez aussi recharger en mode samurai en appuyant sur R1, dès l’apparition d’une lumière bleue à la fin d’un combo. Pfiouuu dit comme ça ça parait compliqué, mais manette en main et pour peu que vous ayez un entrainement du tonnerre aux jeux musicaux, ça passera comme une lettre à la poste.

Et du bon timing il va en falloir. Le jeu propose des tonnes d’options d’accessibilité mais aucun mode easy, normal ou autre au lancement. C’est du pure Koei avec toute la malice vicieuse qu’on leur connait via Wo Long, Ninja Gaiden ou autres. Il va falloir s’accrocher et ce ne sont pas les petits sanctuaires placés parfois assez loin entres chaque zone et d’où vous réapparaitrez à chaque mort, qui vous seront de grand secours. Les noyaux d’âme ont aussi été repensé et maintenant le choix d’un esprit en ayant au préalable récupéré sur vos ennemis un cœur. Pourra être lancé selon 2 capacités propres à chaque esprit. Attaque, contre ou défense, une aide bienvenue une fois plus. N’oubliez pas non plus d’activer vos compétences passives ou de bien parer certaines attaques avec L1 pour remplir la nouvelle jauge de cet opus, qui renforcera vos attaques lourdes.

Il y a de la combinaison à gogo mais vraiment, et chaque découverte au détour d’un menu qui peut faire peur de prime abord est vraiment top.

Tout ça c’est bien beau mais le jeu techniquement ça dit quoi ? Je vais passer sur les musiques d’ambiance qui ne m’ont pas spécialement marqué mais font le job. Mais sachez que le jeu ressemble graphiquement à un jeu ps4 ++. Pas des millions de choix au début, et ce sera soit les FPS ou résolution sans plus de précisions. Je joue sur une PS5 Pro et la soi-disant optimisation sur la bécane ne m’a pas sauté aux yeux. Sortant de 60 heures de Ghost Of Yotei, ça pique un peu et ce n’est pas Nioh 3 que vous montrerez à votre oncle gamer de passage pour l’impressionner sur votre TV 4K OLED. Alors oui, ici on privilégie le gameplay à la beauté et le jeu a été testé en performance 60 fps. Mais le peu que j’ai vu en mode fidélité n’arrachait pas la rétine. C’est beau, ça fait le job mais c’est tout.

Nioh 3 est une réussite sur quasiment tous les plans. Mais c’est dur, très dur. Mais tel que le ferais un adepte du SM, le titre donne envie d’y retourner encore et encore. Koei a fait du super boulot et récompense le joueur à chaque boss, ennemis ou détour des niveaux tout au long du jeu. Une galette de dopamine.