Dans un futur où les entreprises ont enfin trouvé comment transformer l’énergie en jackpot cosmique, Nullstar: Solus nous envoie faire le sale boulot avec un drone qui n’a clairement pas signé pour ça. Entre vestiges galactiques abandonnés et pièges mortels qui semblent conçus par un architecte sadique, le jeu nous balance dans une mégastructure en ruines où chaque couloir est une invitation à mourir bêtement. Votre mission: récupérer des fragments d’énergie instable avant que tout explose. Rien de compliqué sur le papier, sauf que dans les faits, c’est un peu comme traverser un champ de Lego pieds nus à pleine vitesse.

Au cœur du gameplay, le contrôle du drone rappelle un shoot’em up qui aurait décidé de faire un stage chez Super Meat Boy. Chaque direction est assignée aux boutons ABXY, et si vous désactivez une direction, tant pis pour vous: vous regarderez votre drone foncer droit dans un laser avec la dignité d’un grille-pain suicidaire. Ce système est original, oui, mais aussi terriblement exigeant. La précision est au rendez-vous, mais la sensibilité est telle qu’on passe plus de temps à mourir qu’à progresser. Et quand un fragment de nullstar est placé juste à côté d’un mur électrique, on sait déjà comment ça va finir: mal, très mal.

Au niveau des graphismes, le jeu opte pour un pixel art qui fait le job sans jamais décrocher la mâchoire. La direction artistique reste cohérente avec son univers abandonné et envahi par la végétation, mais l’ensemble manque un peu de finesse et de charme. On est loin d’un Dead Cells ou d’un Celeste en termes de claque visuelle. Disons que ça passe, comme un vieux GIF sur un écran 4K: ça fonctionne, mais on sent les pixels crier à l’aide.

Concernant la bande-son, l’accompagnement musical suit bien l’action, sans jamais voler la vedette. Les morceaux remplissent leur rôle, mais aucun ne reste vraiment en tête une fois la manette posée. Pas de thème marquant à fredonner sous la douche, juste une ambiance sonore efficace qui soutient la tension globale. C’est un peu comme une playlist d’ascenseur sous stéroïdes: ça fait le taf, sans provoquer d’émotion durable.
En ce qui concerne la durée de vie, le titre propose un vrai défi avec une montée en difficulté rapide et brutale. Chaque niveau demande du timing, de la précision et une bonne dose de patience, ce qui peut soit motiver, soit frustrer selon votre tolérance à l’échec. Pour ma part, j’ai surtout eu envie de poser la manette après quelques sessions trop punitives. Le jeu ne pardonne rien, et il le fait savoir, encore et encore, comme un Dark Souls version arcade sans la satisfaction derrière.

Au final, Nullstar: Solus est une expérience intéressante mais qui manque d’équilibre entre challenge et plaisir. Le concept est malin, la maîtrise du drone offre un vrai sentiment de progression, mais la frustration prend souvent le dessus. C’est le genre de jeu qu’on respecte plus qu’on ne l’aime, un peu comme ce collègue ultra efficace mais qui vous glace le sang à la machine à café.
