OCTOPATH TRAVELER 0 de Square Enix fait partie de la famille « OCTOPATH TRAVELER » et comme son nom l’indique, nous allons nous situer avant les deux jeux précédents. Jusque là, des évidences, bonnes à rappeler mais des évidences quand même. Si les deux premiers jeux ont reçu un bon accueil, j’étais plus circonspect pour ma part. Des sauts de difficulté et des décors qui cachent la vue m’empêchait de pleinement profiter du premier opus malgré des qualités de narrations et des jolis pixels. Le second épisode corrigeait certains aspects mais nous ne nagions pas dans l’originalité. Nous avons une version « Champion of the Continent » qui existe sur mobile mais je n’y ai pas touché. Cela tombe bien car sa version « console » est justement OCTOPATH TRAVELER 0. Comment mon contact avec OCTOPATH TRAVELER 0 va se passer ? Un constat d’évidence quant à mon attrait pour cette série ou bien une révélation ?
Il faut dire OCTOPATH TRAVELER 0 sait me parler pour lancer l’aventure : je créé mon personnage. Pas des options de ouf malade mais je peux créer mon personnage. Je suis donc un jeune héros plein de fougue qui fait partie de la garde de la ville, j’aide mes potes dont Stia, l’apprentie charpentier et la vie est plutôt belle. Mais on le sentait dans les scénettes intermédiaire, Wishvale, mon village semble intéresser 3 protagonistes aux sombres ambitions. Ainsi, le village est détruit, votre famille tué et vous devez vous réfugier avec Stia chez un ermite. Les années passent et vous voilà avec une idée en tête : rebâtir le village et au passage, vous aurez l’occasion de stopper les personnes qui ont tout cassé ! C’est parfois bavard mais cela sert l’intrigue et pose bien les choses. Certes, on reconnaît certaines ficelles mais cela fonctionne bien.

Le jeu va alors reposer sur la reconstruction du village, le recrutement de copains pour faire votre groupe et sur votre personnage. Pour le village, sur Xbox Series, nous avons de quoi faire puisque nous pouvons placer près de 500 éléments (les moins dotés sur cet aspect sont les joueurs Switch 1 avec 250 éléments). Moi, je suis surtout utilitaire et minimaliste quand je bâtis mais pour occuper une journée pluvieuse et si j’ai des ressources en trop, je saurai quoi faire. Pour votre groupe, une grosse trentaine de personnage sont recrutables et cela ne manquera pas de piquant. On y reconnaît les classes du jeu et ce sont aussi ces classes qui s’appliquent pour votre héros.
Nous avons donc, après la destruction de notre village, le choix parmi 8 classes. Comme j’avais envie d’être résistant et que, par roleplay et attrait, j’ai débuté comme épéiste dans la garde, je suis devenu guerrier pour manier l’épée mais également une arme que j’apprécie : la lance. Et oui, je n’aime pas que les grosses épées… Mais si vous voulez varier les plaisirs, vous aurez de quoi faire avec les 8 Classes comme chasseur, danseur ou encore marchand, du classiques OCTOPATH en somme mais c’est cool. Surtout que les choix d’arme se font en combat de manière fluide et que nous retrouvons tout le sel des combats du jeu.

Ainsi, en combat, chaque ennemi aura un logo de bouclier. En frappant notre cible selon ses faiblesses (épée, lance, hache…) le bouclier s’use et vous avez, tel Brice de Nice, cassé votre ennemi qui est alors vulnérable. Vous avez également, un système de boost qui se charge à chaque tour afin de lancer plusieurs attaques de suite selon le niveau de boost. De quoi soigner les gros bobos, briser un ennemi rapido ou lui envoyer de grosses compétences dans la tronche ! Un système qui fonctionne très bien et l’aspect combat du jeu est prenant à souhait. Mine de rien, on prépare nos coups, on utilise les différentes options possibles avec intelligence. Cela me rappelle d’un certain côté mes combats dans la série Bravely Default.
Techniquement, c’est du joli pixel qui fait plaisir. J’ai certes parfois des effets de décors qui cachent un chemin ou un élément à récupérer mais cela est plutôt rare et dans l’ensemble, OCTOPATH TRAVELER 0 est très agréable à regarder. Surtout que les musiques et les voix sont toujours un plaisir. Même s’il faut signaler que la VF, elle est partie en voyage. Un peu dommage pour un jeu de rôle. Cependant, si vous parlez anglais et que vous aimez les RPG, avec le plaisir de jouer et la reconstruction de notre village, nous ne verrons pas le temps passer. Bon, peut être un peu quand vous verrez qu’il faut rechopper du bois pour finir un bâtiment une fois ou deux mais globalement, OCTOPATH TRAVELER 0 a une très belle ambiance qui nous emmène entre 80 et 100 heures de jeu comme ça rigole. Alors, les plus rapides feront sûrement 60h et les autres 120h mais vous voyez que l’on a de quoi faire.
En résumé, OCTOPATH TRAVELER 0 est un jeu pour les amateurs de RPG à l’ancienne et de jolis pixels. Un beau voyage qui m’a réconcilié avec la série et qui offrira une belle aventure dont le but sera la reconstruction plus que la destruction ou la vengeance.
