One Button Games 5-in-1 vol. 3 de chez Xitilon, le genre de titre qui ne me rappelle pas de bons souvenirs vu les autres volumes (ici le numéro 2) et qui me rappelle les compilations que Jingoro et Daddy s’échangent à la rédaction » la plus grande discothèque du monde volume x », Alors, qu’est-ce qui m’attend ce coup-ci, vais-je vraiment jouer un seul bouton pour pouvoir tester et siroter mon café en même temps ?
Pour chaque jeu, nous aurons du pixel tellement à l’ancienne que même Riggs ou moi étions encore en couche culotte et avec des musiques faites de trois notes midi plus usées qu’un casque laissé entre les mains du chien de Théo. Vous l’aurez compris, il faut être nostalgique des 80’s époque Atari ou Amstrad pour kiffer la technique. Pour la jouabilité, une fois sélectionné le jeu avec la croix directionnelle (oui, le stick ne fonctionne pas), vous serez bien en train de vous délecter d’un jeu où seul le bouton A sera sollicité. Parfois, il faut appuyer, parfois il faut tenir mais juste le bouton A. Alors, on verra que pour certains jeux, maintenir A pour « accélérer », ça répondra un peu à la one again bistoufly mais plongeons dans les fameux jeux.
D laser propose un personnage fou qui fait des allers et retours de gauche à droite sur l’écran. En appuyant sur A, il change de direction. Pour stopper sa folie, un laser est balancé toutes les 3 secondes mais comme vous devez aider ce personnage, vous devez vous arranger pour qu’il soit derrière des gus avec un bouclier et dont le but dans la vie est de descendre l’écran avec leur bouclier. La première partie, on ne comprend pas ce pitch, mais à la seconde partie, on lève un sourcil comme The Rock et on se dit : « ah ok, c’est donc ça ». Après, ce n’est pas méga trépidant donc si l’on dépasse les 4 parties, ce sera pas mal car le laser rend épileptique et notre mini perso fou a un côté agaçant.

RevolveA, c’est l’histoire d’une flèche qui flotte en tournant dans le cosmos et qui doit toucher des barres lasers mais pas les connecteurs de ces lasers. On comprend rapido le truc et le côté flottant dans l’espace est presque plaisant. On fait rapidement du score et on se surprendra à faire quelques parties.

Twin P, c’est l’histoire d’une épingle avec une autre qui tourne autour avec un élastique. Quand on appuie, cela tire sur l’élastique et quand on relâche, on catapulte notre pièce fixe. Utile pour choper les pièces et éviter les petites croix mortelles qui se balade. Alors, c’est nawak, on peut être tué n’importe comment par un bord d’écran ou une croix cachée hors cadre. Notre score dépend finalement des caprices du jeu et j’ai souvent fait des meilleurs scores en faisant bêtement le zizicopter plutôt qu’en planifiant ma survie et en optimisant mes rotations.

Mirror Floor, c’est un bonhomme façon slime en pixel qui se déplace de gauche à droite et qui doit tenir sur des plateformes sauf que selon votre positionnement, vous sautez en haut ou en bas. L’un des jeux agaçant car le fait d’accélérer est primordial pour atteindre certaines plateformes et le bouton fera soit rien, soit il vous enverra dans la mauvaise direction. On lâchera donc l’affaire assez vite.

2 lane a aussi une histoire d’accélération mais elle est facultative donc à la rigueur, on s’en bat les pixels et ça évitera que l’on change de lignes intempestivement. En effet, le jeu est de changer de voie parmi les deux possibles pour éviter d’être dans la boue/néant et de ramasser des pièces. Une sorte de défouloir pour ceux qui aiment changer de voie le matin sur le périph’ et sans risquer d’amende, de klaxon ou de baffe dans la tronche. Il y a un côté hypnotique dans ce jeu et il rappellera les vieux jeux d’arcade ou encore certains jeux mobile de coureur infini. Bref, l’un des rares jeux de la compilation où l’on a envie de jouer plus de 2 minutes.

One Button Games 5-in-1 vol. 3 est un poil mieux que son prédécesseur mais cela ne vole pas haut. Il faut se rendre à l’évidence, à moins d’avoir un délire avec ce genre de jeux ou de vouloir être inondé de G, on dépasse rarement les 2 minutes sur le jeu. Ce qui veut dire qu’en 10 minutes, vous pourrez avoir fait le tour du proprio. La compilation en elle-même est à 5 euros (moins si vous prenez directement le jeu dans les jours qui suivent la sortie). Cela ne fait pas cher le jeu et le G, le genre d’argument qui plaira aux chasseurs de succès mais pour une grande majorité de joueurs, vous aurez déjà passé votre chemin.