Test de OUTBOUND – La vanlife !

C’est quoi OUTBOUND ? C’est simple : se transformer en hipster de la van life sans quitter son canapé, voilà la promesse d’Outbound. Le jeu vous dépose dans un futur gentiment écolo avec un camping-car vide et une mission simple: survivre, bricoler, planter des carottes et contempler des paysages comme si vous étiez dans un clip chill. Entre deux coups de hache et trois panneaux solaires, vous finirez par vous demander si vous jouez à un jeu vidéo ou si vous préparez votre reconversion en influenceur Instagram spécialisé dans les couchers de soleil. Et franchement, c’est plutôt agréable… tant que vous aimez prendre votre temps. Vraiment votre temps.

J’ai le même en LEGO

Au niveau des graphismes, Outbound joue la carte du coloré et de l’apaisant, avec des biomes variés qui font le job sans chercher à faire fondre votre Xbox. On est loin d’un Red Dead Redemption 2, mais ce n’est clairement pas le but ici. Les forêts, prairies et montagnes ont un petit côté carte postale filtrée qui fonctionne bien, surtout quand la pluie s’invite. L’ambiance visuelle compense largement la simplicité technique, même si certains éléments d’interface donnent parfois envie de plisser les yeux comme devant un menu de resto mal éclairé.

Avec ça, je peux jouer avec ma Series X sur un rétroprojecteur

Concernant le gameplay, on est sur un mélange de survie légère, crafting et exploration qui peut soit vous hypnotiser, soit vous agacer profondément. Couper du bois, casser des pierres, transformer le tout en planches pour réparer un pont situé à trois kilomètres… puis refaire l’aller-retour en roulant à la vitesse d’un escargot asthmatique: voilà le quotidien. Cette boucle est volontaire, mais elle peut rappeler ces quêtes fedex interminables dans les MMO des années 2000. Le camping-car devient vite votre obsession, entre upgrades, déco et optimisation énergétique. En revanche, les menus de construction sont parfois aussi pratiques qu’un meuble Ikea sans notice, ce qui casse un peu le flow.

Ok!

Pour la bande-son, Outbound joue la discrétion. Très discrète. Presque trop. Les musiques s’effacent souvent derrière les bruits de la nature, et si l’ambiance fonctionne bien pour une session relax, on aurait aimé un peu plus de personnalité sonore. On est loin d’un Journey ou d’un Firewatch. Cela dit, le silence et les sons environnementaux participent au côté contemplatif, un peu comme si le jeu vous forçait à respirer un grand coup… sauf quand il pleut et que votre feu de camp refuse de coopérer, là c’est plutôt une séance de méditation sous pression.

C’est joli

Concernant la durée de vie, tout dépendra de votre patience et de votre tolérance à la lenteur. Certains décrocheront avant même d’avoir quitté le premier biome, pendant que d’autres passeront des heures à peaufiner leur maison roulante comme dans Les Sims version nature sauvage. La progression est clairement lente, voire laborieuse, et demande un minimum d’investissement mental pour ne pas abandonner en râlant. Le multijoueur peut aider à accélérer le rythme, mais en solo, le jeu révèle vraiment sa nature contemplative, pour le meilleur et parfois pour le pire.

Au final, Outbound est un peu comme un long road trip sans GPS: parfois magique, parfois ennuyant, souvent imprévisible. Si vous aimez construire, explorer et prendre le temps de vivre (même virtuellement), vous trouverez votre bonheur. Sinon, vous risquez de regarder votre montre au bout de deux heures en vous demandant pourquoi ce fichu pont n’est toujours pas réparé. Une expérience chaleureuse, mais qui demande une sacrée dose de zen. Comme le jeu est disponible dans le Game Pass, tentez l’expérience !