Test de P1: Anchor Light – Sa vision est basée sur le mouvement

P1: Anchor Light vous envoie explorer un phare somptueux qui, derrière ses dorures et son architecture de carte postale, dissimule un secret nettement moins feng shui. Autrefois symbole d’espoir pour les marins, la lumière du fanal menace maintenant de déverser sur le monde des horreurs qu’on préférerait laisser au fond de la mer. Votre objectif est clair: repérer les anomalies corrompues, comprendre ce qui cloche dans cet endroit décidément trop vivant, et tenter de contenir ce qui murmure dans les murs. Bonne ambiance.

No stress

Graphiquement, le jeu s’en sort plutôt bien. Certaines textures clignotent comme si elles essayaient de vous envoyer un message en morse et les effets de lumière ont parfois un coup de mou, mais dans l’ensemble ça reste propre. On n’est pas au sommet du photoréalisme, mais suffisamment pour que le phare ait l’air plus habité que prévu… ce qui n’est pas vraiment rassurant.

Un problème avec les plantes?

Le gameplay repose sur la recherche d’anomalies, un genre devenu presque aussi fréquent qu’un jumpscare au fond d’un couloir. Ici, par contre, le jeu se démarque avec une mécanique qui sent bon l’école primaire sauf que personne ne rigole: à chaque moment où la musique s’arrête, vous devez vous figer. C’est littéralement du ‘Un, deux, trois, soleil’ mais avec des choses qui veulent votre peau. Le silence devient une arme, ou plutôt un piège, et la tension grimpe en flèche dès que les notes cessent. Un pas de trop et vous rejoignez probablement les souvenirs traumatisés des anciens habitants du phare.

Je fouille

Pour valider ou non la présence d’une anomalie, le principe est simple: porte avec une lumière rouge si oui, porte avec lumière verte si non. On enchaîne ça 9 fois, comme une série de mini examens où votre mémoire visuelle et vos nerfs passent un sale quart d’heure. Les anomalies, elles, s’en donnent à cœur joie. Certaines sont subtiles au point de vous faire douter de votre santé mentale, d’autres vous mettent directement le cerveau en position latérale de sécurité. Le jeu est huilé pour que chaque partie réserve ses surprises et délivre une dose bien mesurée de folie.

On va souvent se faire tuer avec ce casque de plongée

Les modes de difficulté changent complètement votre rapport au phare. Vous pensiez en maîtriser la topographie ? Le mode Cauchemar vous regarde droit dans les yeux et vous dit: ‘Non’. Les lieux changent, les pièges se multiplient et la moindre familiarité visuelle devient une malédiction. Ceux qui veulent souffrir un peu plus sont clairement servis.

Partout dans le phare, des disquettes racontent des bribes de vie. Autrement dit: l’équivalent horrifique des messages laissés sur un frigo, mais version malédiction. Elles dévoilent des morceaux de passé, des indices indispensables et assez de frissons pour vous rappeler que vous n’êtes pas seul. Les récupérer devient une mission presque aussi urgente que survivre à ce qui rôde.

Il y a un truc bizarre non?

La bande son, elle, est franchement réussie. Elle sait se faire menaçante ou hypnotique au bon moment, et surtout elle a l’excellente idée de ne pas vous casser les oreilles. Et même si le jeu est en anglais, rien de bien gênant: les textes sont rares, et l’ambiance parle toute seule… parfois un peu trop.

En conclusion, P1: Anchor Light est un jeu d’horreur sur les recherches d’anomalies certes imparfait mais plutôt efficace même si il faudra s’accommoder du principe du « Un, deux, trois, soleil » qui veut notre peau.