Test de Pad Quad – Il y a pas de quoi !

Pad Quad, c’est la rencontre improbable entre le padel et le jeu de plateforme arcade, le tout servi en pixel art et sous perfusion de chrono. Le principe est simple comme un coup droit bien placé : une arène, des ennemis robotiques, des pièges partout et un objectif clair. Récupérer les trois pièces de raquette avant la fin du temps imparti. Sur le papier, cela promet un jeu nerveux et efficace, manette en main et cerveau en mode réflexes.

Un rhino vénère

Dans les faits, Pad Quad est un jeu de plateforme très classique. On contrôle une petite mascotte pixelisée armée de sa raquette, capable de renvoyer les projectiles ennemis façon ping pong futuriste. On peut aussi frapper directement les ennemis ou activer des interrupteurs pour ouvrir la voie. Rien de révolutionnaire, mais les bases sont là et fonctionnent correctement.

Un personnage félin reine du revers

Le rythme est imposé par un chrono d’une minute, ce qui oblige à jouer vite et parfois un peu n’importe comment. Cette contrainte donne une certaine tension, mais elle peut aussi frustrer quand on échoue à cause d’un saut mal calibré ou d’un piège placé pile au mauvais endroit. On recommence alors le niveau, sans surprise, sans nouveauté, mais avec un soupir discret.

Visuellement, on est sur du pixel art typique d’Afil Games. Ce n’est pas honteux, mais clairement pas mémorable non plus. Les arènes futuristes font le job, les animations sont lisibles et l’ensemble reste propre, sans jamais provoquer le moindre effet waouh. C’est fonctionnel, comme une raquette premier prix achetée la veille d’un tournoi improvisé.

Même un requin, c’est Beauval !

Côté son, la musique MIDI tourne en boucle et finit par se faire oublier, ou par agacer selon la tolérance de chacun. Elle accompagne l’action sans l’élever, et on sent qu’elle est là pour remplir le silence plutôt que pour marquer l’identité du jeu. Mention spéciale aux bruitages, efficaces mais totalement anecdotiques.

Le gameplay, lui, est correct. Les commandes répondent bien, les renvois de balles sont précis et l’ensemble est suffisamment fluide pour ne pas râler à chaque mort. Rien d’exceptionnel, mais rien de vraiment cassé non plus. Et pour les chasseurs de succès, Pad Quad coche une case importante : les 2000G sont faciles et rapides à obtenir, ce qui peut devenir la principale motivation pour lancer le jeu.

Des décors basiques

Au final, Pad Quad est un jeu de plateforme banal et peu palpitant. Il fait le travail sans éclat, se laisse jouer sans passion et s’oublie aussitôt la dernière pièce de raquette récupérée. Limite, j’ai plus envie d’aller faire du padel pour mes résolutions 2026 que de relancer une partie.