Après les pirates, les rats et les abeilles, voilà maintenant Paint Path, un puzzle en pixel art où l’on contrôle… une toile. Oui, une toile qui marche et qui veut se faire peindre correctement. Le principe est simple : traverser des cartes hexagonales en passant devant les bons peintres avec la bonne couleur, le tout dans une ambiance soi disant relaxante et artistique. Sur le papier, l’idée intrigue un peu. Manette en main, on comprend très vite que l’on est en terrain très familier.

Le gameplay repose exactement sur ce que l’on connaît déjà par cœur. On pivote et on échange des tuiles pour créer un chemin continu, puis on lance la toile qui avance toute seule. Si le parcours est bon, tout se déroule sans accroc. Si vous vous êtes trompé de couleur ou d’ordre, le niveau est perdu et il faut recommencer. Pas de place pour l’improvisation, chaque niveau a sa solution bien précise.
Le système de couleurs est au centre du jeu. Jaune, bleu, rouge, blanc pour nettoyer, noir en mélangeant tout. Sur le principe, c’est plutôt malin et ça demande un minimum d’anticipation. Dans les faits, cela revient surtout à ajouter une couche de contraintes supplémentaires à une formule déjà vue et revue. On réfléchit un peu plus, certes, mais on fait toujours la même chose : aligner des tuiles correctement.

Visuellement, Paint Path reste fidèle à la tradition maison. Du pixel art propre mais pauvre, sans véritable personnalité. La toile ambulante est mignonne deux minutes, puis devient un simple pion que l’on déplace mentalement sur une grille. Rien de choquant, rien de marquant non plus.
Côté ambiance sonore, c’est la musique d’ascenseur qui boucle gentiment en arrière plan. Ça ne dérange pas, mais ça n’aide clairement pas à rendre l’expérience mémorable. On coupe le son au bout de quelques niveaux et on ne perd absolument rien.

La progression se fait sur 30 niveaux faits main, avec une montée en complexité classique. Plusieurs toiles, plus de peintres, des tuiles à trois voies. Tout est pensé pour étirer la durée de vie sans jamais réellement surprendre. Les amateurs de succès, eux, seront ravis : le 2000G est là, facile, presque offert avec le café.
En conclusion, après les pirates, les rats, les abeilles, les fées et bien maintenant dans Paint Path on contrôle une toile qui veut se faire peindre. Tout le reste c’est du copier coller ou presque. Bref, à réserver aux chasseurs de G.