Les Pathfinders, ces curieux voyageurs de l’espace, ont décidé de percer les mystères des civilisations humaines… en collectant des babioles historiques pour monter un musée. Accompagnés d’un certain Albert New (qu’on imagine être une fusion ratée entre Einstein et un prof de techno), ils traversent le temps et l’espace pour ramasser des reliques. Sur le papier, ça sent l’aventure épique. En réalité, on se retrouve surtout à faire travailler… notre mémoire. Et pas celle des grands jours.

Le principe est simple comme un puzzle 24 pièces : mémorisez un parcours truffé de pièges, tracez un chemin sur une grille, appuyez sur “play” et regardez votre petit bonhomme avancer tout seul comme un robot sous Prozac. Vous pouvez planter trois épingles pour signaler des dangers et mettre un checkpoint si votre cerveau fatigue. Mais attention, les vrais durs (ou les masochistes) auront droit à un bonus s’ils se privent de ces aides.

Graphiquement, c’est… minimaliste. Enfin, “minimaliste”, c’est le mot poli pour dire qu’on a l’impression de jouer à un vieux jeu Flash du début des années 2000. Les décors sont vides, les animations réduites à deux poses et la seule chose vaguement vivante à l’écran, c’est vous qui bâillez. La bande-son, elle, semble tout droit sortie d’un concours de musiques d’ascenseur mélancoliques : lente, triste, et parfaite pour une sieste imprévue.

Côté gameplay, ça ne décolle jamais vraiment. Dessiner un trajet avec le curseur, éviter les trous, et ramasser des pièces optionnelles… c’est mignon sur un niveau ou deux. Mais passé le quatrième, on se dit que même la file d’attente à la Poste propose plus de rebondissements. Ajoutez à ça un rythme d’escargot asthmatique et vous obtenez une expérience soporifique qui vous fera regretter vos plus belles parties de démineur.
Au final, Pathfinders: Memories propose une soixantaine de niveaux, trois niveaux de difficulté et six civilisations à visiter… mais peu importe le décor de fond ou le nombre de pièges, le résultat est le même : c’est juste chiant.
