Test de Piggly Pagly Boom – Il veut nous mettre le grappin dessus

Dans Piggly Pagly Boom, on incarne un petit cochon armé d’un grappin, chargé de détruire des boules de feu devenues complètement incontrôlables. Le principe : tirer son grappin vers le plafond, le laisser pendre quelques secondes, et espérer que ces satanées sphères rebondissantes viennent s’y frotter. Entre deux explosions, on ramasse des bonus comme la congélation des ennemis, le gain de temps ou encore des tirs améliorés. Sur le papier, ça sonne comme un joyeux mélange de Bubble Trouble et de casse-brique revisité. En pratique… c’est surtout un gros bâillement interactif.

Le cochon à la cool

Le concept n’est pas idiot, loin de là. Une sorte de Pang rural, avec des cochons à la place des chasseurs. Mais dès qu’on prend la manette, la réalité saute aux yeux : le jeu n’a pas le moindre sens du rythme. Les boules rebondissent mollement, les grappins montent lentement, et chaque tir ressemble à une tentative désespérée pour se maintenir éveillé. On tire, on attend, on espère, et on finit par se demander si le véritable défi n’est pas de ne pas s’endormir avant la fin du niveau.

C’est mou du genou

Côté gameplay, ça manque cruellement de punch. Le grappin a la vivacité d’une nouille trop cuite, et même les bonus censés dynamiser l’action (tirs rapides, ralentissement du temps, etc.) ne changent rien au fait qu’on s’amuse… jamais. Le jeu tente parfois de corser la difficulté avec plus de boules ou un chrono stressant, mais sans fun de base, la tension ne prend pas.

Visuellement, Piggly Pagly Boom joue la carte du pixel art coloré, mais sans éclat. Les décors sont génériques, les animations minimalistes, et malgré leur frimousse rigolote, nos petits cochons héros n’arrivent pas à sauver la mise. On sent la bonne volonté, mais ça manque de charme, d’identité, de vie. On dirait un jeu mobile de 2013 ressorti des archives.

A deux, c’est à peine mieux

La musique, quant à elle, mérite une mention spéciale. Non pas pour sa qualité, mais pour sa capacité à rappeler les meilleures compilations Dance Camping 2001. Un enchaînement de boum-boum électroniques qui finissent par ressembler à un test de patience sonore. Les bruitages, eux, font leur travail, mais sans relief.

Même sur le plan du scoring ou du défi, rien ne vient sauver le cochon du naufrage. Les niveaux s’enchaînent mécaniquement, sans véritable évolution, et le plaisir de jeu reste au point mort. On aurait aimé une montée en intensité, un système de combo, une once de stratégie… mais non. Seul truc sympa, la possibilité de jouer à deux en local, mais bon, vous aurez sans doute mieux à faire de votre temps.

En conclusion, Piggly Pagly Boom est un jeu qui manque clairement de plaisir de jeu : un bon vieux casse-brique est plus palpitant que ce machin.