Test de Pocket Bravery – In ze pocket ?

Pocket Bravery est un jeu qui a fait lever plus d’un sourcil à la rédaction. Pqube nous sort donc un jeu qui a même fait dire à Riggs : « un petit jeu de combat qui sent bon la bonne surprise ». Avec Redge, on est au taquet et il ne manquera pas de vous en parler avec sa voix suave. Toujours est-il qu’un jeu qui se réclame des Street Fighter, Fatal Fury, King of Fighter avec un côté assumé du côté Neo Geo Pocket, ça parle à tous les quarantenaires de la rédaction. Mais au-delà du paquet de madeleines que l’on agite devant nous, avons-nous de quoi nous faire crier le nom des coups spéciaux ?

Hadoken Mignon !

Pocket Bravery propose une douzaine de combattants en mode SD trop mimi et si vous voulez un peu de contexte, nous commencerons par suivre Nino dans le mode histoire. Un peu bagarreur et piégé, il va apprendre à utiliser son énergie et à livrer bataille. Le mode histoire est une autre façon d’aborder le tutoriel. On a le droit à des petites séquences dessinées, on peut zapper certains trucs que l’on trouverait trop pénible. Bref, une mise en bouche pour mieux comprendre les personnalités de chaque combattant. Surtout que le mode tuto à proprement parlé est présent mais il a pointé quelques trucs « amusants » dont je parlerai après.

Est-ce que tu aimes la poésie ?

Car outre le « scénario » qui vaut ce qu’il vaut, nous sommes dans de la baston en 2D avec ce que l’on imagine de boule de feu et autres pouvoirs. Nous avons une option « éléments » pour nos pouvoirs mais franchement, ce n’est pas le truc que je retiens. Pour les coups de base, Pocket Bravery fait le boulot et c’est amusant de voir nos perso tout mignons envoyer leurs combinaisons de coups. C’est plutôt sympathique mais pour les coups spéciaux, Pocket Bravery souffle le chaud et le froid. En mode classique avec quart de cercle et autres manipulations de stick, Pocket Bravery ne répond pas toujours présent. Ce n’est pas mon premier jeu de combat donc je sais bien que lorsque je fais mes quarts de cercle et tout le toutim, le jeu est censé suivre. Ici, ce n’était pas toujours le cas et pourtant ma manette répond nickel si je suis sur Street Fighter ou autres. Heureusement, j’ai l’option assisté pour sortir facilement les coups spéciaux à l’instar du Street Fighter 6 et les choses redeviennent agréables dans Pocket Bravery. C’est un peu dommage de devoir en passer par là…

Salut Freeze, je crois que j’ai jeté un froid !

… Et cela renvoie à la précision générale du titre. Mine de rien, si les coups répondent pas trop mal, cela manque quand même de réactivité dès lors que l’on veut enchaîner coups spéciaux, mouvements et coups simples (dans l’ordre que vous voulez). C’est un peu frustrant de sentir nos perso qui en veulent mais qui semblent bouger avec des vêtements lestés. Car Pocket Bravery est un jeu qui n’est pas désagréable à l’oeil. C’est vintage, c’est plein de pixels mais c’est sympathique, ce côté là donne envie de suivre nos combattants de poche malgré un casting un peu léger car une douzaine de personnages, c’était bien dans les 90’s et j’attends un peu plus de matière de nos jours. Surtout que l’on tombe sur les stéréotypes classiques avec la fille qui fait du kung-fu, un lutteur russe, un boxeur, Nino est le gars de la rue façon Terry sans la casquette qu’il a remplacé par une chevelure épaisse.

Casting mimi mini !

Bref, Pocket Bravery a de multiples arguments qui donneront le sourire mais il a aussi des zones d’ombre qui font que le jeu sera amusant le temps de quelques soirées avant de repasser sur les cadors de la disciplines.

Je crois qu’elle veut que l’on soit plus que copain !