Test de Pocket Rockets – Arrête de te crasher !!

Pocket Rockets, ou l’art de faire exploser une fusée toutes les trente secondes. Sur le papier, ça semble simple : une navette, une base d’atterrissage, et juste deux petites choses à gérer – les gaz et la direction. Dans la pratique ? C’est comme essayer de poser une mouche sur un cure-dent en pleine tempête. Chaque petit faux mouvement se paye cash : un caillou effleuré et boum, retour à la case départ.

Mignon, coloré, mais low cost quand même

Visuellement, on est dans le minimalisme le plus brut. Imaginez un fond bleu (ou une autre couleur), quelques rochers marrons, une fusée blanche qui aurait pu être dessinée dans Paint par votre petit cousin : voilà le décor. On appelle ça un style rétro pour faire joli, mais soyons honnêtes, ça sent surtout la production low cost. Pas de quoi décrocher la mâchoire… à part de frustration.

Le fond change de couleur

La musique, elle, partait d’une bonne intention avec une boucle entraînante, mais elle finit par tourner en rond comme un disque rayé. Au bout de dix minutes, on va vite éteindre le son. Les bruitages, quant à eux, ne sauvent rien : explosion générique et moteur sans âme.

Côté contenu, on ne pourra pas dire que c’est radin : 60 niveaux sont là pour vous donner l’occasion de vous arracher les cheveux. Le souci, c’est que la sensibilité des gaz est telle qu’on passe plus de temps à jurer qu’à s’amuser. Slalomer entre les rochers devient un calvaire, vraiment.

Attention au fuel

Pour être juste, le jeu ne ment pas : il promet un défi, et il en donne un. Mais entre défi et torture, la frontière est fine, et Pocket Rockets marche souvent du mauvais côté de la ligne. Oui, on persiste, on retente, on veut vaincre l’obstacle… jusqu’au moment où on lâche la manette en soupirant : « Mais pourquoi je m’inflige ça ? »

Et pourtant, difficile de cracher trop fort dans la soupe. Pour 2,99 euros, on a du contenu et quelques heures de casse-tête. Mais la technique est fainéante, la frustration omniprésente, et le fun, lui, a pris un aller simple pour Mars.

Un niveau qui va vous rendre fou

En conclusion, Pocket Rockets est un petit jeu pas cher, donc on ne peut pas lui reprocher de vouloir vous offrir du temps de jeu à petit prix. Mais le plaisir n’est pas là, on s’énerve plus qu’autre chose et, au final, on se dit qu’on aurait mieux fait de foutre nos 3 euros dans une balle antistress.