
Véritable succès auprès de nos collégiens / lycéens en mal de sensations fortes, Poppy Playtime a su s’imposer grâce à des courses poursuites haletantes et des jump scares qui font frissonner nos ados au duvet de moustache à peine plus développé que notre Théo national, un Don Diego de la Vega version Temu.

Découpé en chapitres, comme son modèle Five Nights at Freddy’s dont il reprend les codes (mais malheureusement plus connu grâce à son adaptation cinématographique) Poppy Playtime nous raconte l’histoire de Playtime Co., une ancienne usine de jouets mystérieusement tombée dans l’oubli et désormais abandonnée. Un ancien employé revient pour découvrir son sombre passé et ses mystères.

Les chapitres 1 à 4 posent les bases du gameplay et de ses personnages. Le GrabPack, mains gauche et droite aux multiples capacités, servira à moult énigmes. Mob Entertainment y distille une atmosphère particulière, angoissante, remplie de jouets génétiquement modifiés, de courses-poursuites haletantes, et dévoile un consortium de jouets aux ambitions peu avouables. Le chapitre 4 finit sur un cliffhanger concernant la création de la poupée animée Poppy, ses relations avec les autres jouets et sa psyché riche et complexe.

Le chapitre 5 commence : armé de vos multiples mains découvertes lors des précédents chapitres, on vous montre leur utilisation, un bon tuto des familles… jusqu’à la chute d’un ascenseur. Et là, vous finissez à poil. Pas de bras, pas de chocolat… Pas de mains, pas de destin. Vous croiserez un personnage qui vous guidera dans l’obtention de ces futures mains, les sésames des énigmes.

Poppy Playtime se présente sous la forme d’un jeu à la première personne, où vous devrez analyser votre environnement afin de résoudre les énigmes et évoluer dans votre fuite en avant. Le fait qu’il y ait un temps d’attente (qui désespère les aficionados de la licence) permet au jeu de se bonifier, d’améliorer ses graphismes, ses personnages, et c’est cela qui engendre un véritable engouement de la communauté.

Ayant personnellement passé l’âge des Premiers Baisers, du Miel et les Abeilles… contrairement à Mini Jingo, j’avoue humblement que tout ceci me laisse de marbre. Les sauts dignes de Mimie Mathy sur 3 cm me gavent un peu. Les jump scares ne marchent pas du tout sur moi et les courses-poursuites interminables où il faut connaître le chemin par cœur me saoulent au plus haut point.

Les énigmes, pour ceux qui ont un tant soit peu fait quelques jeux vidéo, sembleront basiques et ne nécessitent pas le cerveau d’Einstein pour les résoudre. Analyser son environnement, c’est ce que je martèle à Mini Jingo.
C’est un jeu qui plaira à vos ados en manque de sensations fortes et aux cramés de la licence. Car oui, c’est une licence : on ne compte plus les peluches, figurines et T-shirts de Poppy… et le marketing de Mob Entertainment qui a su faire d’un petit jeu une franchise à succès.

Vous êtes fans ou ado, foncez ! Huggy Wuggy vous attend avec ses dents acérées. Les gamers chevronnés ne verront en Poppy qu’un jeu moyen, pas dénué d’intérêt, mais aux courses-poursuites chiantes comme la mort et aux énigmes, comme disent les jeunes, dans la moyenne du OK Tier. Bon, j’attends quand même le chapitre 6 avec impatience pour avoir la conclusion de l’histoire, car je sais aussi que Mini Jingo va me bassiner les oreilles jusqu’à sa sortie ! Dur d’être papa.

