Test de R-Type Delta HD Boosted – C’est l’histoire d’un Type

1998, la France est championne du monde. La liesse est présente partout dans le pays. Mais, c’est aussi la date de sortie de R-Type Delta au Japon. Redge n’avait pas encore dévalisé les nombreux magasins d’Akihabara. Rockman passait pour la 6ème fois son brevet des collèges et Riggs découvrait les menus vapeur de Suzie Wan. Après des débuts timides de la PlayStation en termes de Shoot… il n’y a que Raiden Project qui trouve grâce à mes yeux. Arrive une myriade de jeux, tels des punaises de lits dans l’appartement de Théo. RayStorm, Raycrisis, G Darius, et surtout Einhander… Dans le caddie de la hype, il y a R-Type Delta, il marquera son temps et son époque pour les aficionados. 

Regarde les effets sur l’eau, Redge !

Ces Shoots qui avaient compris que la 2D était un marché de niche et faisaient moins rêver le grand public. Irem décide de pimper son R-Type, fleuron de son écurie. Il y met les moyens et on se retrouve avec un R-Type qui redéfinit totalement son gameplay. 

Suppositoire de satan !

Des mouvements de caméra, de la 3D… Fini le vaisseau unique qui tenait plus du suppositoire. En fait, pas vraiment, le suppo est toujours là, mais il est accompagné d’autres vaisseaux aux gameplays radicalement différents. Ils se paient même le luxe de modifier l’armement pour chaque vaisseau. Zebi… ah désolé, je traine trop avec Théo, lors de nos soirées FC 26, il m’a refilé son syndrome Wallah de la Tourette. Une bande son à vous éclater les cages à miel. 7 niveaux d’anthologie, qui dans la veine de R-Type vont vous faire hurler, rager, pester. Le niveau de difficulté Kids, ne s’adresse nullement aux enfants ou alors à D.A.R.Y.L 

C’est moche….. mais en HD

La prouesse de ce jeu, c’est de dépoussiérer le guéridon de mamie pour en faire une table basse de chez “mobilier de France” et c’est réussi. Le principe reste le même ! Le petit vaisseau qui fait pfiou pfiou. On peut charger le tir. On éclate des aliens par paquets de 1000. On arrive à un boss, et après avoir visé inlassablement son point faible, on l’explose et on le renvoie chercher de l’amitié sur X anciennement Twitter, façon influenceur de bas étage. 

Le tir qui rappelle des souvenirs

R-Type, ne serait pas R-Type sans son module que l’on place à l’avant, à l’arrière de son vaisseau ou le laisser vagabonder joyeusement dans le tableau. Un peu comme un petit enfant sans défense que l’on laisserai se défendre dans un jardin d’enfants face à Emile Louis, Michel Fourniret, Francis Heaulme… Chaque coup reçu par ce bouclier/module fait grandir une jauge : la Dose. À 100%, cette super attaque fait distordre notre écran et annihile la plupart de vos ennemis et fait très bobo aux boss. Une DINGUERIE, Wesh. 

Le tir orientable
Si j’avances et tu recules… mange mes tentacules

Parlons maintenant du remaster. Cela permet à la jeune génération de découvrir ce petit bijou. Ne vous attendez pas à un décollement de rétine. C’ est juste un portage upscalé avec à peine quelques retouches sur les textures. Un mode entrainement qui vous évitera peut-être de roter du sang. Des nouvelles compositions de Masahiko Ishida, le compositeur originel, et quelques DJ surement très connus (mais pas par moi) moins que Carl Cox, DJ Schneck ou Daddy DJ. Somme toute, du très bon, un contenu un peu chiche, un peu fainéant graphiquement.

Le fil de l’ac tue

Si je devais conseiller 2 shoot’em up old school, de nouveau disponible dans toutes les bonnes crémeries, je citerai la Gradius Collection et ce R-Type Delta HD Boosted prime turbo alpha édition platinum HD 2D Gold Infinite. Pour les plus sensibles du Pad et ceux qui ragent facilement comme notre maître Instagrammer de l’équipe :  autant s’enfoncer des clous entre les doigts et les ongles de chaque main car il n’y a aucune solution d’amélioration moderne : pas de Save State, pas de Rewind. À la dure comme à la dure, mon bon Taummax. Sinon, c’est du tout bon.