Sorti en 1987 par Irem en arcade, R-Type révolutionna le genre… Un scrolling vertical, une notion stratégique avec la notion du pod (la force) et une difficulté digne de ma chance de finir mes jours avec Neve Campbell. Après le R-Type Delta, l’épisode Playstation à subir une cure de jouvence, c’est au tour de l’original de subir liposuccion et tirage de traits pour séduire à la fois jeunes et vieux. Attention, les élastiques vont péter !!!


Si on ne peut être qu’enchanté par l’écrin qui nous est proposé aujourd’hui par Irem et KK3, on est vite déçu. Graphismes dignes des années 2010, le choix entre 3 forces pour enrichir le gameplay et musiques modernes. Le jeu nous replonge tout de suite dans les années du café des sports avec Marcel qui lit son “Bilto”, mais en mieux. On retrouve ce côté impitoyable, de la précision au poil de cul de Ted Shinzay. Et vu ses origines portugaises, croyez-moi, vu la toison de l’animal, le placement est hyper important.


Aucun confort moderne : pas de rembobinage, pas de save state. Un jeu brut de Fabergé. Si l’habillage peut séduire la nouvelle génération et faire secouer le palpitant des vieux comme moi… malheureusement cela dessert le jeu ! L’ajout de ces artifices visuels nuit à la visibilité de l’ensemble. Même s’il est toujours agréable de charger son rayon Beam et de balancer la sauce, un peu comme notre jeune foufou de l’équipe lors d’un rendez-vous au bois de Boulogne. Tout est poussif, pas vraiment agréable.

Les hitbox sont même devenues approximatives. Ce qui, pour un shoot em up dur et précis comme R-Type, est un défaut majeur. On note la possibilité de configurer sa manette avec un bouton pour le tir simple et la charge, un pour l’auto fire (tir continu), un pour lancer notre appendice et un pour faire comme dans le remake de Toki par exemple : une simple pression sur ce bouton vous fera revenir au jeu original, moche et anachronique.

La seule accessibilité pour le commun des mortels, c’est de passer en mode infinite où vous aurez un nombre infini de vaisseaux mais qui vous empêchera de gagner vos précieux succès. Sinon, attendez-vous très rapidement au game over ! À noter aussi qu’il y a un classement mondial. Sur ma version de test, le jeu cherchait désespérément le classement et cela faisait planter, voire ramer le jeu, ce qui m’obligeait à chaque fin de partie à revenir au dashboard et à relancer le jeu.

Si le jeu est patché, peut-être que cela solutionnera certains problèmes, mais dans l’état actuel, je ne peux honnêtement vous conseiller le jeu. Préférez lui le R-Type Delta sorti précédemment, qui n’était pas non plus parfait mais qui rentrait beaucoup plus dans une certaine modernité de l’œuvre. À moins d’être un inconditionnel de R-Type ayant des penchants masochistes, passez votre chemin et je ne le répéterai jamais assez : relancez Einhander sur PS1, qui est visuellement encore très convaincant avec un plaisir de jeu incroyable, ou attendez une hypothétique sortie de Raiden Fighters Remix sur la console de Seattle.

