Test de Racing the Gods – Beyond Horizons – Et si on se fait un petit Wishout ?

Les fans de vitesse et de science-fiction vont être ravis… enfin, en théorie. Racing the Gods – Beyond Horizons nous vend du rêve intergalactique avec des courses épiques orchestrées par des dieux omnipotents, des circuits défiant l’imagination et un enjeu colossal : la survie de notre planète. Mais dans les faits, ce qui devait être une chevauchée futuriste dopée à l’adrénaline ressemble davantage à une sortie scolaire en karting avec des pneus crevés.

Il faut aimer le flou

Commençons par le seul bon point du jeu : les décors animés avec ces gigantesques créatures qui sont sans doute les dieux du titre. Visuellement, l’idée est intrigante : voir ces colosses évoluer pendant la course aurait pu ajouter une vraie tension et une touche d’épique. Malheureusement, leur présence semble purement décorative, sans véritable impact sur le gameplay ou la narration. Pourquoi sont-ils là ? Mystère. Pourquoi acceptent-ils de nous faire courir au lieu de nous écraser d’un revers de la main ? Encore un mystère.

Jeu de mains…

Côté technique, on est sur du low cost assumé. Les textures semblent avoir été taillées à la serpe, les décors manquent de finesse, et notre vaisseau n’a pas un design complétement dingo. La sensation de vitesse, pourtant essentielle dans ce genre de jeu, est totalement absente. Pire encore, lorsqu’on utilise un boost, l’écran devient flou à un point tel qu’on pourrait croire à un problème de vue soudain. Un effet raté qui casse toute immersion et qui donne juste envie d’appeler son ophtalmo. N’essayer pas de nettoyer vos lunettes, ce n’est pas le problème !

Et sinon on s’amuse?

Et que serait un bon jeu de course futuriste sans une bande-son électrisante ? Malheureusement, ici, la musique est plate, oubliable, et n’apporte aucun dynamisme. Les bruitages sont quant à eux aux abonnés absents. On a presque l’impression que notre vaisseau est un fantôme flottant dans l’espace, dénué de toute puissance sonore. L’impact et l’intensité sont réduits à néant.

On dirait une course de fourmis

Pourtant, dans Racing the Gods – Beyond Horizons, il y a du contenu. Plusieurs courses, plusieurs coupes… mais à quoi bon, quand tout est aussi creux et fade ? Les courses manquent de rythme, les circuits ne sont pas particulièrement inspirés et, même si le jeu propose un système d’armes pour attaquer ses adversaires, tout manque de punch. Les affrontements sont mous, les collisions inexistantes et l’adrénaline ? Elle a dû rester coincée dans un trou noir.

Clic clic pan pan

Le pire dans tout ça, c’est la physique du vaisseau. Il se contrôle sans être totalement injouable, mais il est beaucoup trop lourd dans les virages. Un comble pour un jeu qui veut nous faire croire qu’on file à une vitesse supersonique ! On se bat plus contre l’inertie de notre propre véhicule que contre les autres pilotes.

Au final, Racing the Gods – Beyond Horizons est un pétard mouillé. Il se veut un successeur spirituel de Wipeout, mais finit par ressembler à une mauvaise contrefaçon achetée sur un marché intergalactique douteux. Un jeu de course raté qui ne fera vibrer ni les amateurs de vitesse, ni ceux de science-fiction. À éviter absolument, sous peine de mettre en PLS n’importe quel fan du genre.