Test de Ready Or Not – La suite spirituel de SWAT 4

Tout le monde se demande ce que c’est d’être membre du S.W.A.T. Encore plus quand tu es le chef d’équipe. C’est ce que propose Ready Or Not mais attention, êtes-vous réellement prêt ? Quand tu enfiles la tenue, t’as pas l’impression d’entrer dans un jeu tranquille. Tu rentres dans une situation aux allures banales pour ton équipe. Tu ressens le poids du gilet pare-balles et le prix que coûte chacune de tes balles. Chaque coin de couloir peut te coûter la vie, chaque cri derrière une porte peut être un piège. Là, tu prends ton courage à deux mains, mais te sens-tu réellement prêt à rentrer dans l’enfer de ce métier ?

Bien sûr, vous êtes le chef, donc vous avez une équipe, mais c’est pas elle qui fait le boulot. C’est ton cerveau, ta discipline, et ta capacité à pas tirer trop vite. Parce qu’en face, ouais, t’as des types dangereux, mais t’as aussi des civils terrorisés, des mères qui supplient et même des crackheads. Et quand tu vises, ton index tremble parfois. Parce que t’as beau avoir l’uniforme, t’es aussi un humain. Puis, surtout, tu n’es pas là pour tuer tout le monde, tu es là pour rétablir l’ordre, faire le moins de victime possible, tirer si et seulement si c’est nécessaire. Parfois, t’agis trop tard. T’entends un cri, puis une balle. Otage mort. C’est pas un échec de mission, c’est une perte. Et ça te ronge. T’aurais pu faire mieux. T’aurais dû.

Ce jeu, c’est pas juste une simulation. C’est une descente. Dans la peur, dans la violence froide, dans des décisions qu’on n’a pas envie de prendre. Y’a pas de héros ici. Juste des types qui essaient de faire le taf, sans y laisser leur âme. Puis, l’immersion, elle n’est pas présente que par les briefings. Chaque mission est morbide dans les détails. Les sujets sont violents, drogues, trafiques d’Être Humain mineur, … Il faut être solide. Mais tout ceci ce n’est pas raconté directement, non, c’est des photos sur les murs, des messages sur les ordinateurs et les prisonniers qui se confient. Cependant, le jeu a deux dimensions. L’une plutôt « légère » où vous jouez avec vos amis en coopération, et l’une où l’expérience est singulière. Vous êtes seul face à vos choix, et seul surtout seul face à l’horreur.

L’aspect tactique de Ready Or Not est riche. Vous pouvez personnaliser l’équipement de toute votre équipe, les armes, le type de gilet par balle, le type de balles, si vous prenez une caméra pour regarder sous les portes ou plutôt un bouclier. Vos quatre membres sont uniques, ils ont tous un prénom, un nom, une histoire et surtout un talent à débloquer au fur et à mesure qu’ils gagnent en expérience. Cependant, n’abusez pas de leur présence sur le terrain, car comme je vous l’ai dit, c’est glauque et eux aussi peuvent être heurté par cette ambiance malsaine et devront donc prendre du temps pour faire une thérapie.

Le hub central sera votre commissariat. C’est ici que vous verrez votre supérieur, la prison, votre camp de tir et c’est ici que vous allez devoir modifier votre équipement pour être préparé au mieux à chaque situation. Car l’enfer arrive progressivement, au début vous serez face à un petit immeuble où un adolescent menace de tuer son frère, puis s’enchaîne les grands réseaux criminels où même d’anciens militaires se rebellent.

Outre l’immersion qui est incroyable, le gameplay manette est relativement fluide. J’avais des craintes au début aux vues des nombreux choix à faire. Donner des ordres à votre escouade, la diviser en deux équipes de deux, tout ça reste aisé après un léger temps d’adaptation. Autrement, je conteste quelques petits problèmes de logique. Quand je demande à mon équipe d’ouvrir une porte et de nettoyer la pièce, si la porte est verrouillée, ils ne prennent pas l’initiative de la crocheter ou de la défoncer, c’est à nous de leur ordonner comment faire. Mais attention, certaines portes sont piégées, alors faites attention, toujours.

Dire que j’ai adoré cette expérience serait bizarre tant l’immersion m’a laissée une trace indélébile. Ready Or Not incarne avec brio un chef du S.W.A.T. sans rien laisser au hasard. Loin d’ici les expériences à la Call Of Duty, ici une balle vous fera boitier, la deuxième pourra vous achever. Cependant, si vous êtes nostalgique des jeux immersifs et des jeux où vous découvrez l’horreur derrière ce métier, alors je vous le demande une dernière fois, vous êtes vraiment prêt ?