Test de RIN: The Last Child – L’art d’associer la magie

Quand on aborde un nouveau Metroidvania aujourd’hui, difficile de ne pas ressentir une pointe de déjà-vu. Entre les hommages appuyés à Castlevania: Symphony of the Night ou l’ombre gigantesque de la saga ORI, se faire une place dans ce genre ultra-embouteillé relève du parcours du combattant. RIN: The Last Child tente sa chance sur Xbox en misant sur un univers mystique et enchanteur, mais surtout sur un système de craft de sorts assez poussé pour titiller la curiosité des amateurs d’action et d’exploration.

Par ou vais-je ?

Visuellement, le titre ne manque pas de charme avec ses décors peints à la main et ses environnements féeriques aux teintes très poétiques. Tu incarnes RIN, la dernière création du Conteur, envoyée pour restaurer l’ordre dans un monde en ruines. L’ambiance générale rappelle parfois la poésie d’Ori, avec une touche plus sombre lors des affrontements de boss. Les animations sont globales et fluides, et la bande-son, toute en retenue, accompagne parfaitement cette longue pérégrination sans jamais devenir saoulante.

Ambiance colorée

Côté gameplay, c’est clairement dans la magie que le titre puise toute son originalité. Plutôt que de te contenter de simples coups de lame ou de boules de feu basiques, tu dois récolter des aspects et des runes pour crafter tes propres sorts. Entre attaques à distance, sorts de zone et boucliers protecteurs, la personnalisation est assez vaste pour te permettre d’expérimenter pas mal de builds selon ton style de jeu. La prise en main se montre dynamique, les sauts répondent bien à la manette Xbox et la courbe d’apprentissage reste agréable pour quiconque aime bidouiller dans ses menus.

Le pays des contes de fée (ou pas).

La structure propre au Metroidvania accuse quelques faiblesses. Le level design manque parfois d’un peu de folie et les allers-retours (le fameux backtracking) deviennent vite pesants dans certaines zones un peu ternes. De plus, quelques pics de difficulté mal ajustés contre certains boss peuvent amener une dose de frustration inattendue. Rien de bien insurmontable quand on a quelques décennies de pratique derrière soi, mais cela casse parfois le rythme assez doux du titre.

Allez on grimpe !

RIN: The Last Child est une proposition honnête qui ravira les fans de la première heure en quête d’une aventure poétique. Si son level design reste un brin trop classique pour révolutionner le genre, son système de création de sorts original et sa direction artistique soignée en font une jolie petite pioche sur Xbox. Un bon moment d’exploration, idéal pour s’évader le temps de quelques sessions magiques.