Test de Ringo’s Roundup – Le lapin n’est pas passé, il ne passera jamais

Ringo’s Roundup nous met dans la peau de Ringo (et non pas Jingo), un lapin livreur qui prend son rôle un peu trop au sérieux. Enfin… pas vraiment nous, puisqu’on ne conduit pas directement sa voiture postale. Ici, on joue plutôt les architectes de fortune : il faut placer des tuiles fléchées, des téléporteurs ou des tremplins pour guider la voiture jusqu’à la boîte aux lettres en ramassant les sucreries au passage. En résumé : un casse-tête mignon qui demande plus de planification que de réflexes.

On doit poser les cases au bon endroit

Sur le papier, ça rappelle beaucoup d’autres puzzle games du même style : un plateau en 3D isométrique, une petite voiture qui avance toute seule et qu’il faut orienter avec un peu de jugeote. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça se prend vite en main et on pige les règles en deux minutes chrono.

Le choix des niveaux

Les tuiles à poser sont variées, et certaines amènent une touche de fun bienvenue : bondir comme un lapin sous stéroïdes à la carotte, traverser la carte façon téléporteur de Star Trek, ou encore tourner à gauche pile au moment où on pensait aller à droite (coucou la frustration). Ça donne une bonne dose de créativité dans la résolution, et parfois même un brin de satisfaction quand on trouve le chemin malin qui évite trois détours.

On peut choisir sa voiture

Visuellement, c’est clairement pensé pour le côté mignon. Ringo a une tête de peluche, les décors sont colorés et globalement, ça dégage une ambiance sympa, sans être techniquement bluffant. Ça sent le petit projet fait avec soin, mais pas de quoi coller des étoiles dans les yeux.

Côté sonore, c’est du chill pur jus. Les musiques reposantes tournent un peu en boucle, mais elles font le job pour accompagner les réflexions sans casser la tête. Les bruitages sont discrets, pas de cris de lapin désespéré à chaque erreur (heureusement).

Il a de grandes oreilles

Là où ça coince, c’est clairement dans la jouabilité. Le gameplay est simple, oui, mais le curseur est d’une imprécision qui donne envie de mordre dans sa manette. On bouge le curseur pour poser une tuile, et paf, il se déplace n’importe où. On essaye de rectifier, et paf, encore à côté. Résultat : le cœur du jeu, à savoir planifier correctement les déplacements, devient irritant à cause d’un détail technique qui plombe l’expérience.

En conclusion, Ringo’s Roundup est mignon, mais le manque de précision du gameplay plombe tout le reste. Dommage.