Test de RoboCop: Rogue City – Unfinished Business – Retour à Détroit

On n’a pas encore fini de distribuer la justice version calibre 50. Dans RoboCop: Rogue City – Unfinished Business, le flic cyborg remonte en selle pour régler ses comptes et faire le ménage dans l’OmniTower, une tour ultra-moderne censée sauver Detroit… mais transformée en piège mortel par une armée de mercenaires suréquipés. Entre drones kamikazes, robots explosifs et soldats d’élite dopés à la high-tech, chaque étage est un enfer vertical où RoboCop devra faire parler la poudre pour rétablir l’ordre.  

Pan, t’es mort

RoboCop: Rogue City – Unfinished Business est un stand-alone de RoboCop: Rogue City, la très bonne surprise signée Teyon et Nacon. On pourrait croire à un gros DLC, mais non : il n’y a pas besoin d’avoir le premier jeu pour en profiter. Tant mieux, car pour 30 balles, on peut replonger dans une nouvelle aventure avec RoboCop, même si on n’a plus le jeu d’origine… ou pire, si on n’y a jamais touché. Ce serait une erreur d’ailleurs, et bonne nouvelle : le premier épisode débarque aujourd’hui dans le Game Pass.

Pose de BG

Bref, revenons à Unfinished Business. On retrouve tout ce qui faisait le sel du précédent : même moteur, même gameplay, même délire cyber-flic en acier trempé. Au début, je craignais un bête jeu en mode “on monte une tour, on dégomme tout sur notre passage et basta”. Mais non, il y a une vraie histoire, des PNJ, des quêtes annexes… Bref, c’est plutôt solide et ça donne envie de suivre l’histoire.

Mieux encore : certaines missions nous sortent de la routine en nous mettant dans la peau d’Alex Murphy, simple flic en uniforme. Pas d’armure increvable ici, mais une intrigue qui gagne en profondeur et un gameplay plus classique, mais rafraîchissant.

J’ai jeté un froid

Graphiquement, Unfinished Business reste agréable à l’œil. Certes, quelques textures et animations accusent un léger coup de vieux, mais dans l’ensemble, c’est du beau boulot pour un jeu de ce calibre. Les décors profitent de chouettes effets de lumière et de reflets. Et côté violence, on est servi : têtes qui explosent, membres arrachés… RoboCop ne fait pas dans la dentelle. Seul bémol : que ce soit en mode qualité ou performance, j’ai eu pas mal de micro-freezes un peu gênants. Rien de catastrophique, et vu que ce n’était pas le cas dans le premier jeu, je mise sur un petit patch correctif post-lancement.

Dans la peau de Murphy

L’IA n’est pas brillante non plus, mais ça ne gâche pas l’expérience. On retrouve le système d’arbre de compétences pour muscler notre cyborg, et les tâches annexes (enquêtes, coffres à ouvrir, serrures à forcer) viennent étoffer le gameplay. Encore une fois, tout cela existait déjà dans Rogue City, mais ça marche toujours aussi bien.

Côté action, le gameplay reste solide. La visée de RoboCop avec son emblématique flingue fait toujours plaisir, tout comme ses déplacements lourds qui transmettent parfaitement la puissance du personnage. Petite nouveauté : les finishing moves. On peut choper un ennemi et lui éclater la tronche contre une benne à ordure ou un compteur électrique. L’arsenal s’enrichit aussi avec le Cryo-Cannon, un joujou qui gèle les ennemis sur place histoire de les calmer deux secondes.

Je t’ai grillé la politesse

Les bruitages, notamment les pas lourds de RoboCop, sont excellents et renforcent l’immersion. La bande-son fait le taf, avec le thème culte de 1987 et d’autres morceaux dans le même esprit. Les doublages anglais sont soignés et ajoutent une vraie crédibilité. Enfin, côté durée de vie, comptez une bonne dizaine d’heures pour plier le tout, ce qui assure un rapport qualité/prix franchement correct.

En conclusion, RoboCop: Rogue City – Unfinished Business est un stand-alone solide qui ravira tous ceux qui, comme moi, ont kiffé Rogue City. Perso ? J’achète ça pour bien plus qu’un dollar !