Test de Rooftops & Alleys : The Parkour Game -Pouvoir sauter partout sans rien se casser

Si vous avez grandi dans les années 2000, il y a de grandes chances que vous ayez déjà tenté un saut de chat entre deux bancs ou que vous ayez failli vous rompre une cheville en descendant un escalier « à la Assassin’s Creed ». Le parkour, c’était la hype, entre deux clips de Yamakasi et un combo mur + salto raté dans un skatepark. Et forcément, les jeux vidéo s’en sont mêlés. Sauf qu’ils ont toujours un peu caché la discipline derrière une narration : Mirror’s Edge, Assassin’s Creed, voire un James Bond dopé à l’adrénaline. Jusqu’à aujourd’hui.

Je vole plus haut qu’un pigeon

Avec Rooftops & Alleys : The Parkour Game (oui, le titre est aussi long qu’un mur d’escalade), pas de scénario à base de conspiration millénaire ou d’agents secrets musclés. Ici, on saute, on roule, on grimpe, et surtout, on kiffe. Le jeu vous balance sur des toits urbains sans vous tenir la main. Pas de cinématique interminable, juste un tuto façon parcours d’obstacles pour apprendre à dompter la gravité. On enchaîne les sauts, les roulades, les figures aériennes avec une certaine grâce – ou alors en se ramassant façon pantin désarticulé si on foire un appui. Oui, le moteur physique a parfois des idées bien à lui.

Ne pas se louper

Côté terrain de jeu, Rooftops & Alleys propose six cartes à explorer, à escalader, à survoler. C’est du pur bac à sable vertical : pas de marqueur sur la carte, pas de mission principale. Juste vous, votre skill, et quelques défis optionnels (du contre-la-montre, du scoring, du « tiens si je tentais ce toit-là juste pour voir »). Le jeu vous pousse à créer vos propres objectifs. Un concept sympa… sauf si vous êtes du genre à paniquer dès qu’on enlève la mini-map.

Il est où mon colis Aliexpress ?

Mais l’ADN du jeu, c’est le multijoueur. Jouable jusqu’à 4 en ligne, ça devient vite un terrain de jeu géant où s’enchaînent cache-cache de haute volée, duel de figures, et capture de drapeau entre deux saltos. Clairement, c’est là que le jeu prend tout son sens et devient vraiment fun. Encore faut-il qu’il y ait du monde pour jouer, parce que sans une communauté active, le titre risque de finir comme ces skateparks municipaux : déserté sauf par un mec chelou en roller.

Il est où TONY ???

Visuellement, le jeu a ce petit côté arcade à la Tony Hawk : interface simple, univers stylisé sans en faire des caisses, bande-son rythmée mais oubliable. C’est propre, lisible, mais sans personnalité marquante. Niveau personnages, c’est un peu le syndrome « mannequin de vitrine Decathlon » : ça fait le taf, mais ça manque d’âme.

Au final, Rooftops & Alleys : The Parkour Game coche pas mal de cases pour ceux qui aiment dompter le mobilier urbain sans se casser une jambe IRL. Les sensations sont là, les mouvements bien pensés, et le plaisir de maîtriser un enchaînement fluide est réel. Le solo reste un peu sec pour les joueurs qui aiment qu’on leur tienne la main, mais le potentiel multijoueur est indéniable.