Nacon m’a entendu et Riggs aussi ! Avec Rugby 25, je peux satisfaire mes envies de ballon ovale pendant le tournoi des Six Nations. Riggs n’a pas fourni une petite bière pour aller avec l’ambiance mais j’y crois malgré un Rugby 22, dernier épisode en date, qui m’avait laissé plein de bleus et de boue (voir ici). Alors, j’y crois parce que Dupont a eu une médaille d’or aux JO, j’y crois parce que j’aime le rugby et j’y crois car rien depuis 3 ans, alors cet épisode a tout pour être prêt et au taquet. Après, je le sais bien, les jeux de rugby n’ont pas les mêmes budgets que d’autres jeux de sports et tout ne sera pas nickel mais s’il y a moyen de s’amuser…

Niveau contenu, on a 140 équipes internationales, 150 équipes de 11 compétitions majeures dont le Top14… Bref, on a du monde et c’est parfait pour être prêt à fouler les pelouses seul ou avec/contre d’autres joueurs en local ou en ligne. Mais si un casting officiel fait plaisir, il faut aussi assurer la durée de vie et le spectacle.
Côté durée de vie, outre faire des matchs à gogo et le fait de joueur des championnats pour le plaisir, vous pouvez être entraîneur, joueur ou gérant de vos rêves via l’Académie. Un mode spécial pour le jeu en ligne mais vu que l’on peut faire tout ce que l’on veut comme créer des joueurs parfaits, ce n’est pas forcément le mode pour tous. On aura des fans qui feront peut-être des trucs amusants comme ramener des anciens joueurs ou équipes mais c’est un mode qui m’a fait juste lever un sourcil et pour une partie occasionnel avec des potes… A la rigueur. Mais pour les modes en ligne, j’aurais aimé un mode « Ultimate Team » à la sauce Rugby et qui proposerait des défis, des récompenses, de la vie car ici, au final, ça en manque un peu.

Du coup, direction le mode carrière et c’est l’occasion de devenir l’entraîneur qui va ramener la coupe à la maison. Un mode austère mais qui fera le taf. Je regrette le peu de vie du mode qui donne peu d’excitation sauf si l’on aime les tableaux de bord entre deux matchs. Pas de mode carrière pour son joueur et c’est un gros manque à mon sens.
Ce n’est pas le seul manque de ce Rugby 25. Techniquement, je n’ai pas eu de paillettes dans les yeux. Le moteur fait vieux et la modélisation des joueurs est inégale. Tellement inégale que même d’un match à l’autre, j’ai l’impression que la modélisation n’est pas la même pour certains joueurs. Mon petit Romain Ntamack a eu l’air d’avoir pris un coup de vieux dans une mi-temps… De plus, les animations en plan rapproché saccadent un peu et ne sont pas la meilleure vitrine du jeu.

Mais à la rigueur, si le goût est là… Et le goût, c’est pad en main ! Sur la pelouse, Rugby 25 est frustrant au possible. Même en mode le plus facile, j’ai eu les mêmes peines comme si le jeu ne voulait pas que je m’amuse. En attaque, les fonctions de passe ne répondent pas toujours nickel et en particulier en sortie de ruck. J’ai été tellement dubitatif devant la non réaction de mes joueurs que je suis retourné dans le tutoriel pour voir si je n’avais pas zappé quelque chose. Difficile de plus de sentir la puissance, la vitesse de nos joueurs et cela s’applique également en défense. De plus, toujours dans mes doléances, le choix des boutons n’est pas toujours le meilleur pour embarquer les joueurs et rendre le jeu instinctif.

En effet, la défense pourrait être fun avec du gros plaquage, de la sensation de l’impact… Mais ici, la détection des corps est inexistante. C’est simple, si vous n’appuyez pas sur tacle, on peut foncer dessus, votre joueur va juste se faire glisser sur le côté. Et lors des tacles, on ne ressent pas l’impact. On va dire que je suis mal habitué mais la détection des corps et l’impact, ce sont des choses qui font vivre le jeu pour moi et dans un autre jeu de ballon ovale (Madden), on ressent bien ces deux points.
Rugby 25 a du potentiel, on a des équipes mais on a aussi des frustrations devant les modes de jeu proposés, les graphismes qui méritent mieux et surtout un gameplay qui va générer pas mal de frustration. L’essai est donc loin d’être transformé avec cet épisode.
